Littérature en Serbie : « ici, il est strictement interdit d’écrire sur les crimes de guerre »

| |

Lauréat du prestigieux prix littéraire NIN en 2019, l’écrivain Saša Ilić est depuis violemment attaqué par les tabloïds nationalistes et les écrivains proches du régime Vučić. Son tort ? Avoir osé écrire sur l’épineuse question des crimes de guerre serbes des années 1990. Rencontre.

Traduit par Nikola Radić (article original) et adapté par la rédaction Auteur de sept recueils de nouvelles et romans, l’auteur serbe Saša Ilić (né à Jagodina en 1972) a remporté en 2019 le Prix NIN, l’équivalent du prix Goncourt en Serbie. Son roman Pas i kontrabas (Le chien et la contrebasse) a provoqué de vives réactions dans le camp nationaliste et une partie de la scène littéraire serbe, appelant au boycott de ce prix décerné par l’un des deux derniers hebdomadaires indépendants de Serbie. Novosti (N.) : Vous avez récemment gagné un procès contre le tabloïd Kurir et l’universitaire, spécialiste de littérature, Igor Perišić. De quoi (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous