Les dernières infos • Réfugiés Balkans : à Bujanovac, les réfugiés proposent leur aide contre le coronavirus

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La « route des Balkans » est théoriquement fermée depuis mars 2016. Pourtant, des milliers de réfugiés continuent d’avancer sur les routes de la région, malgré les murs de barbelés et les frontières fermées. C’est aujourd’hui la Bosnie-Herzégovine qui s’impose comme une étape privilégiée pour tenter d’accéder à la Croatie et au territoire de l’UE. Retrouvez toutes nos infos en continu et en accès libre.

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Par la rédaction

Serbie : à Bujanovac, les réfugiés proposent leur aide pour lutter contre le coronavirus

© Bujanovačke Novine

29 mars - 19h30 : Les réfugiés du Centre d’accueil de Bujanovac, dans le sud de la Serbie, ont écrit aux autorités, pour dire qu’ils pouvaient aider à faire face à l’épidémie. « Parmi nous, il y a des infirmiers, mais nous sommes prêts à faire tous les travaux utiles - des soins médicaux à la quarantaine en passant par le nettoyage des rues. Le virus ne fait pas de différence entre les citoyens autochtones et les réfugiés. » Les réfugiés ont notamment commencé à coudre des masques, sous la conduite du couturier Habib Soheli, originaire d’Iran.

Le Centre d’accueil de Bujanovac abrite environ 250 réfugiés.

La Turquie évacue par le feu le camp de Pazarkule à la frontière avec la Grèce

29 mars - 12h : Les images dates du 26 mars, on y voit des flammes dans ce qui est décrit comme le camp de migrants informel de Pazarkule, du côté turc de l’Evros, la frontière avec la Grèce. Selon Greek City Times, l’un des migrants pris dans le chaos a posté sur les réseaux sociaux : « Il semble que les autorités turques préparent l’évacuation du camp de Pazarkule/Edirne. Des gens à l’intérieur ont reçu l’ordre de faire leurs baggages, d’autres ont vu leur abris détruit par la police. Personne ne sait où les milliers de gens à l’intérieur du camp vont être emmenés ».

Le ministre de l’Intérieur de Turquie, Suleyman Soylu, a ensuite confirmé sur la chaîne NTV l’évacuation des réfugiés de Pazarkule, à cause de l’épidémie de SARS-CoV-2. « Nous avons emmené les réfugiés dans neuf villes, nous les logeons dans des centres de refoulement. Nous avons expulsé 5800 réfugiés. Nous l’avons fait par mesure de précaution mais soyez rassurés, une fois que la pandémie sera terminée, tous ceux qui voudront aller à Pazarkule pourront, nous ne nous mettrons pas en travers de leur chemin. Il n’y a pas de compromis ou de changement de politique. »

Bosnie-Herzégovine : à Sarajevo, un centre d’accueil temporaire pour les migrants à la rue

28 mars : Les migrants qui dormaient dans les rues de Sarajevo ces dernières semaines sont désormais logés dans des tentes chauffées, installées dans des baraquements militaires près de la ville, à Blažuj. Ce centre d’accueil temporaire a été érigé par l’OIM, le Conseil danois pour les réfugiés, la Croix-Rouge de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, avec l’aide de migrants bénévoles. Ce centre dispose de 1000 lits, avant de pouvoir y accéder les migrants passeront un examen médical.

© OIM

Bosnie-Herzégovine : contre l’érection d’un camp de tentes pour les réfugiés

24 mars : Les autorités du canton d’Una Sana veulent construire un camp de tentes destiné aux réfugiés qui ne peuvent pas être hébergés dans les centres d’accueil temporaires, faute de places. On estime qu’ils sont 3000 dans ce cas, qui dorment dehors ou dans des lieux précaires et changeants. L’expansion de l’épidémie de Covid-19 et la nécessité du confinement ont forcé les autorités à agir.

Ce camp est situé près du village de Lipa, qui abrite lui-même des Serbes revenus vivre dans le canton. Đorđe Radanović, président du Comité pour la protection du droit des Serbes en Bosnie-Herzégovine, a appelé les autorités du canton d’Una Sana à interrompre la construction de ce camp de tentes. « Faire venir des migrants de Bihać à Lipa aggraverait la situation dans le village et découragerait le possible retour des Serbes [ayant fuit pendant la guerre] », a-t-il déclaré. Đorđe Radanović avait déjà dit en novembre 2019 que les réfugiés voulaient « construire des maisons et des mosquées et s’installer ici une fois arrivés ».

La Grèce prépare l’expulsion des réfugiés arrivés de Turquie après le 1er mars

20 mars - 16h15 : Le gouvernement grec a commencé ce midi le transfert de 604 migrants des îles de Samos, Chios et Lesbos vers des installations fermées sur le continent. Ce déplacement concerne des personnes entrées en Grèce après le 1er mars 2020, lorsque le gouvernement a décidé de suspendre la procédure d’asile pour tous les nouveaux arrivants. 436 autres migrants ont déjà été transférés en Grèce continentale. Tous seront expulsés vers leur pays d’origine.

Covid-19 : la Bosnie-Herzégovine et la Serbie veulent confiner les réfugiés

19 mars - 16h30 : Plus de 6000 réfugiés sont bloqués dans les camps officiels en Serbie et ils seraient plus de 7000 en Bosnie-Herzégovine, dont 2000 livrés à eux-mêmes dans le canton d’Una Sana à la frontière avec la Croatie, porte d’entrée de l’Union européenne. Alors que plusieurs manifestations anti-migrants ont eu lieu ces derniers temps, les autorités serbes et bosniennes ont décidé de limiter les déplacements des migrants sur leurs sols voire de les confiner dans les camps.

En Serbie, les entrées et sorties des camps officielles sont désormais strictement contrôlées. Dans le canton d’Una Sana, la ministre de la Santé a demandé l’évacuation « en urgence » de tous les squats et le relogement de ces migrants, de même que tous ceux qui seront interpellés dans les rues, vers un nouveau centre d’accueil d’urgence qui doit être bâti à la hâte près de Bihać.

À cause du Covid-19, MSF demande l’évacuation des camps des îles grecques

© MSF

13 mars - 8h : Les camps surpeuplés des îles grecques constitue le terreau parfait pour une épidémie de COVID-19, dénonce Médecins Sans Frontières (MSF). Compte tenu du manque de services d’assainissement et d’un accès très limité aux soins médicaux, le risque de propagation du virus parmi les résidents des camps est extrêmement élevé. Alors qu’un premier cas a été confirmé à Lesbos, touchant un citoyen grec, l’évacuation des camps est devenue plus urgente que jamais.

« Dans certaines parties du camp de Moria, il n’y a qu’un seul robinet d’eau pour 1300 personnes et aucun savon n’est disponible. Des familles de cinq ou six personnes dorment dans des espaces ne dépassant pas 3 m2 », explique le Dr Hilde Vochten, coordinatrice médicale de MSF en Grèce. « Les mesures recommandées pour empêcher la propagation du virus telles que le lavage fréquent des mains sont tout simplement impossibles. Il serait impossible de contenir une épidémie dans ces camps à Lesbos, Chios, Samos, Leros et Kos, qui accueillent aujourd’hui 42 000 personnes. »

Bosnie-Herzégovine : dix arrestations dans le camp de Bira, à Bihać

11 mars - 12h30 : Dix ressortissants pakistanais et afghans ont été arrêtés ce mercredi matin dans le Centre d’accueil de Bira à Bihać (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine). Des stupéfiants ont été saisis, ainsi qu’une grande quantité d’outils et d’objets qui pourraient être utilisés pour causer des blessures, a expliqué le porte-parole de la police du canton d’Una Sana, Ale Šiljededić.

« L’opération visait à retrouver une personne soupçonnée d’avoir commis des violences sexuelles, dont des viols, contre des mineurs, ainsi que des délits liés à la toxicomanie », a-t-il poursuivi. Le Centre de Bira accueille actuellement 2000 réfugiés, dont 350 à 400 mineurs non accompagnés.

L’Albanie accueille ses premiers réfugiés

9 mars — 17h : Une cinquantaine d’exilés, principalement originaires de Syrie d’après les informations officielles, sont hébergées depuis samedi soir près de Gjirokastër, dans le sud du pays. Ils sont arrivés depuis la frontière avec la Grèce, situées à quelques dizaines de kilomètres.

Selon la télévision Top Channel qui révèle l’information, l’Albanie serait en train de planifier la création de six centres d’accueil pour réfugiés, qui ouvriraient eux aussi près de la frontière avec la Grèce.

Il aura donc fallu attendre près de cinq ans après la première promesse du Premier ministre Edi Rama, en septembre 2015 au plus fort de la crise migratoire, pour que Tirana accueille un premier contingent de migrants. À l’été 2018, son gouvernement s’était aussi fait fort d’accueillir vingt réfugiés interceptés par les garde-côtes italiens, mais en réalité, aucun n’était venu en Albanie.

Coalition contre les violences aux frontières : seize associations vont déposer plainte contre l’UE et la Grèce

7 mars — 19h : Seize associations, dont Migreurop, Sea-Watch et le Legal center Lesbos, ont annoncé jeudi dans un communiqué qu’elles allaient enquêter afin de porter plainte contre la Grèce et l’Union européenne. Elles les accusent de « violations des droits des personnes migrantes et réfugiées » à la frontière avec la Turquie. La plainte sera déposée en Grèce et « sûrement » auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Manifestation de solidarité avec les réfugiés à Athènes

© Facebook / Marios Lolos

6 mars — 11h30 : Des milliers d’Athéniens ont manifesté jeudi soir dans les rues d’Athènes pour exprimer leur solidarité avec les réfugiés, et dénoncer la politique inhumaine du gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis et de l’Union européenne. Ils scandaient notamment « non à la guerre contre les réfugiés ! »

L’UE promet « toute l’aide nécessaire » à la Grèce

© Facebook / Are you Syrious ?

3 mars — 18h30 : La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Parlement européen, David Sassoli, le président du Conseil européen, Charles Michel, le Premier ministre croate Andrej Plenković, et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, ont « inspecté la situation à la frontière » entre la Turquie et la Grèce ce mardi. Ils ont survolé la zone dans un avion militaire.

« Ceux qui cherchent à tester l’unité de l’Europe seront déçus », a déclaré Ursula von der Leyen au poste-frontière de Kastanies, s’adressant au Premier ministre grec. « Nous resterons fermes et notre unité l’emportera. »

La présidente de la Commission européenne a promis à la Grèce « 700 millions d’euros », dont la moitié immédiatement, pour gérer la nouvelle vague migratoire, et a assuré qu’Athènes recevrait « toute l’aide nécessaire ». « Les autorités grecques font face à une tâche très difficile », a-t-elle souligné. « Les inquiétudes grecques sont des inquiétudes européennes. »

Elle a précisé qu’à la demande d’Athènes, l’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, était « prête à déployer une force rapide » comprenant notamment un navire, deux patrouilleurs, deux hélicoptères et un avion. Elle a ajouté que 100 gardes frontières européens supplémentaires s’ajouteraient aux 530 déjà déployés. « Notre priorité est de nous assurer que l’ordre est maintenu à la frontière grecque, qui est aussi une frontière européenne », a-t-elle asséné.

Entre samedi et lundi soir, « 24 203 tentatives d’entrées illégales ont été évitées, 183 personnes ont été arrêtées », selon le gouvernement grec.

Frontex renforce son équipe en Bulgarie

3 mars — 18h : Le ministre bulgare de la Défense, Krassimir Karakachanov, a déclaré que l’armée était prête à réagir face l’arrivée de migrants sur son territoire. Au moins une soixantaine de personnes ont déjà été refoulées (push-back) en Turquie. Selon les médias, Frontex a renforcé son personnel actuel de 50 membres à la frontière entre la Turquie et la Bulgarie en envoyant 60 membres supplémentaires.

L’Autriche envoie des policiers en renfort à la frontière entre la Hongrie et la Serbie

3 mars — 11h15 : Suite à une conversation avec son homologue hongrois Sándor Pintér, le ministre autrichien de l’Intérieur, Karl Nehammer, a accepté d’envoyer 19 policiers, et plus tard deux chiens policiers, à la frontière entre la Hongrie et la Serbie pour aider les autorités hongroises à protéger les frontières extérieures de l’UE.

Un enfant syrien meurt au large de Lesbos, incidents à Moria

2 mars — 18h45 : Un enfant de quatre ans d’origine syrienne est mort ce lundi matin, alors que l’embarcation où il se trouvait avec des réfugiés en provenance de Turquie a chaviré au large de Lesbos. « Les médecins ont tout fait pour le sauver, mais il était trop tard », a communiqué la police.

À Moria, des incidents ont éclaté au centre d’accueil et d’identification. Environ 500 demandeurs d’asile sont partis du camp en direction de la ville de Mytilène. Les forces de l’ordre, qui se trouvaient à quelques centaines de mètres de là, ont été la cible de jets de pierres. Elles ont riposté en lançant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les manifestants refusent de rentrer au camp.

Exercices de tirs à balles réelles à la frontière turque

2 mars — 18h30 : Les forces armées grecques ont annoncé dimanche soir que le 4e corps de l’armée ferait, ce lundi et pour une durée de 24h, des exercices de tirs à balles réelles à Kipoi et Kastanies, dans la région frontalière avec la Turquie où se trouvent actuellement des milliers de réfugiés, afin de « maximiser la protection de ses frontières orientales, terrestres et maritimes ». Selon l’annonce, des fusils, des mitrailleuses, des carabines et des pistolets seront utilisés pendant l’exercice militaire avec des munitions réelles.

Dimanche, les forces spéciales de la police et de l’armée grecques ont tiré des coups de semonce lors d’une patrouille dans la région d’Evros afin de dissuader les migrants de tenter de traverser le pays.

De son côté, l’Agence des Nations-unies pour les réfugiés (HCR), appelle « au calme et à l’apaisement des tensions » aux frontières entre la Turquie et l’UE. Le HCR a signalé l’arrivée de quelque 1200 personnes entre le 1er mars et le matin du 2 mars dans les îles de Lesbos, Chios et Samos. « Comme dans toutes les situations de ce type, il est important que les autorités s’abstiennent de toute mesure susceptible d’accroître les souffrances des personnes vulnérables », souligne le HCR, qui enjoint la Grèce à « s’abstenir de recourir à un usage excessif ou disproportionné de la force et veiller à ce que les demandes d’asile puissent continuer à être traitées de manière ordonnée ».

Manifestation anti-migrants à Subotica dans le nord de la Serbie

© Facebook / Subotica.com

2 mars — 11h : Quelque 500 citoyens de Subotica, au nord-ouest de la Serbie, près de la frontière hongroise, se sont rassemblés samedi soir dans le centre-ville pour exhorter les autorités à prendre des mesures de sécurité concrètes contre les migrants. La manifestation a été organisée à l’initiative de l’organisation Udruženi građani Subotice (« Union des citoyens de Subotica »). Une vidéo appelant à une « grande manifestation contre les migrants à Subotica et en Serbie » a entre-temps été interdite pour incitation à la haine.

« La façon dont ce sujet est monté de toutes pièces est très dangereuse et provoque des réactions de haine, de peur, d’intolérance et de xénophobie envers des personnes qui ont tout perdu », a déploré Natalija Jakovljević, du site d’information local Magločistač, citée par Mašina. De nombreuses fausses nouvelles sur de supposés crimes perpétrés par les réfugiés circulent actuellement en Serbie. En réalité, ces faits sont insignifiants et représentent, selon la police, 0,06% de l’ensemble des délits commis dans le pays.

Pour Boris Telečki, militant de l’association Priroda i društvo (« Nature et société »), également cité par Mašina, le manque de places dans les centres d’accueil en Serbie pousse les migrants dépourvus de tout à entrer dans des maisons abandonnées et à commettre de menus larcins. Alors que le pays entre en campagne électorale, la droite manipule et grossit ces faits, créant un climat de tension dont sont victimes les migrants et les associations qui leur viennent en aide.

À Belgrade, ces dernières semaines, des « patrouilles du peuple » ont ainsi interpellé des réfugiés à proximité de la gare routière, affirmant « avoir entendu qu’ils provoquaient beaucoup de problèmes » et leur interdisant de « toucher à nos femmes et nos enfants ».

La Bulgarie déploie sa gendarmerie à la frontière turque

1er mars — 10h : La Bulgarie a déployé vendredi matin la gendarmerie à sa frontière terrestre et maritime avec la Turquie. Le Premier ministre Boïko Borissov a évoqué le « danger réel » d’une pression migratoire et s’est inquiété du « retrait des garde-frontières turcs ».

La Grèce ferme sa frontière avec la Turquie

28 février – 16h : La Grèce a fermé sa frontière avec la Turquie après l’annonce d’Ankara qu’elle ne pouvait plus « retenir les réfugiés souhaitant se rendre en Europe ». Cette décision a été prise alors qu’une agence de presse turque rapportait qu’un groupe de 300 migrants syriens, iraniens et irakiens, dont des femmes et des enfants, marchaient vers le poste frontière grec de Kastanies, dans le nord-est du pays, sur la route menant à Edirne.

La Turquie ouvre la porte de l’Europe aux réfugiés syriens

28 février — 10h : « La Turquie n’est plus en mesure de retenir les réfugiés souhaitant se rendre en Europe », a affirmé le porte-parole du Parti de la justice et du développement (AKP), Omer Celik. Cette annonce survient après la mort de 33 soldats turcs lors d’une frappe aérienne des forces gouvernementales syriennes dans la région d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie.

« Notre politique migratoire n’a pas changé, mais nous ne sommes plus en mesure de retenir les réfugiés souhaitant se rendre en Europe », a souligné Omer Celik. Près 950 000 civils qui fuient les attaques intenses du régime syrien ont été déplacés près de la frontière turque depuis le 1er décembre 2019. Les réfugiés souhaitant se rendre en Europe par voie terrestre et maritime ne seront pas stoppés, a annoncé Ankara. La police turque, les gardes-côtes et les responsables de la sécurité des frontières ont reçu les instructions de se retirer des passages terrestres et maritimes des réfugiés vers l’Europe.

La menace d’ouvrir la voie aux réfugiés vers l’Europe annulerait l’engagement de la Turquie envers l’UE. La Turquie accueille quelque 3,7 millions de réfugiés syriens et affirme qu’elle ne peut pas en gérer davantage. Dans le cadre de l’accord de 2016, l’UE avait fourni des milliards d’euros d’aide pour qu’Ankara freine l’afflux de migrants en Europe.

Affrontements à Lesbos et Chios entre policiers et habitants

25 février — 16h30 : Des affrontements ont eu lieu ce mardi entre des habitants de Lesbos et de Chios et les forces antiémeutes qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, rapporte l’AFP. Deux femmes ont été hospitalisées pour des problèmes respiratoires.

À l’origine de la colère des habitants et des autorités locales, les travaux de construction de nouveaux camps avec une capacité officielle de 7000 personnes chacun. Des travaux qui devraient débuter cette semaine, alors que plus de 38 000 migrants sont actuellement entassés sur les îles égéennes de Lesbos, Samos, Chios, Leros et Kos, dont la capacité totale officielle est de 6200.

Le gouvernement avait tenté à plusieurs reprises de convaincre les autorités locales de la nécessité de ces nouveaux camps, mais ces dernières ne veulent plus supporter tout le poids de la crise, exigent plus de solidarité.

Près de 100 migrants découverts dans deux camions en Macédoine du Nord

© Dickelbers/Creative Commons

25 février — 11h15 : Dans la nuit de vendredi à samedi, la police macédonienne a découvert 47 migrants dans un camion abandonné par son chauffeur près des frontières avec la Grèce et la Bulgarie. Originaires d’Afghanistan, du Pakistan et d’Iran, ils ont été transférés vers des centres de rétention à Skopje et à Gevgelija et devraient être expulsés vers la Grèce d’où ils provenaient, selon la police.

Le lendemain, 43 migrants, tous originaires du Bangladesh, ont été découverts entassés dans un autre véhicule lors d’un contrôle de police dans le village de Vaksince, près de la frontière avec la Serbie. Le conducteur, un homme de 29 ans, a été arrêté et les migrants envoyés dans un centre de transit à Tabanovce dans l’attente de leur expulsion.

Accident meurtrier en Albanie, deux morts et sept blessés

25 février — 11h : Deux migrants ont été tués dimanche dans un accident de voiture et sept autres blessés lorsque leur véhicule a chuté d’une falaise à Gramsh dans le sud du payse. Selon les médias locaux, les neuf migrants présents dans le véhicule étaient tous originaires de Syrie.

Les huit survivants ont été transportés à l’hôpital. Parmi eux, se trouve le conducteur, un homme de 28 ans qui a été arrêté et accusé de trafic illégal de migrants et d’infractions routières. Il encourt quinze ans de prison.

La Croatie érige des barrières sur ses frontières

Le poste frontière d’Izačić
© klix.ba

21 février —15h30 : La Croatie a érigé ce vendredi matin une barrière métallique sur sa frontière avec la Bosnie-Herzégovine, au niveau du poste d’Izačić/ Ličko Petrovo Selo, près de Bihać. Il s’agit de renforcer les moyens de contrôle et de bloquer les migrants et les réfugiés qui tentent de franchir cette frontière.

Selon le ministère croate de l’Intérieur, les fondations pour la pose de barrières ont également été posées au niveau des postes frontière de Gejkovac, Pašin Potok, Erdut et Batina, dans le nord du pays.

Bosnie-Herzégovine : les réfugiés manifestent au camp de Miral

18 février —17h30 : Dénonçant leurs conditions de vie dans le camp et les violences de la police croate quand ils tentent de franchir la frontière, les réfugiés ont scandé « liberté ! », « rendez-nous notre argent ! », ou encore « arrêtez de nous battre ! » La manifestation, à l’entrée du camp de Miral, qui héberge quelque 600 réfugiés, s’est déroulée calmement samedi 15 février, malgré quelques heurts avec la police cantonale.

Macédoine du Nord : 53 migrants retrouvés à l’arrière d’un camion

14 février — 9h45 : La police macédonienne a découvert 53 migrants entassés dans un camion lors d’un contrôle de routine près de Valandovo, dans le sud-est du pays, près des frontières avec la Grèce et la Bulgarie. Le chauffeur, soupçonné de faire partie d’un gang de trafiquants, a été arrêté.

Parmi les migrants, 37 Afghans, 12 Pakistanais, deux Indiens, un Irakien et un Égyptien. Ils seraient entrés illégalement sur le territoire macédonien depuis la Grèce, précise la police. Ils ont été placés dans les centres de rétention de Skopje et Gevgelija, à la frontière grecque, dans l’attente de leur procès.

Au cours des trois premières semaines de janvier, 1365 migrants irréguliers ont été interceptés. En 2019, la police macédonienne indique en avoir empêchés près de 25 000 de franchir illégalement son territoire.

Fin du sit-in à la frontière serbo-hongroise et retour aux camps

7 février — 12h : Après leur tentative avortée de franchir la frontière serbo-hongroise et d’entrer dans l’Union européenne, les centaines de migrants qui ont organisé un sit-in au pied du point de passage de Kelebija-Tompa ont fait demi-tour ce vendredi à l’aube et se sont rendus en autocars dans des camps en Serbie.

Jeudi soir, le ministre serbe de la Défense, Aleksandar Vulin, s’est rendu sur les lieux et a accusé « diverses ONG » d’inciter les migrants à traverser la frontière, assurant que Belgrade ne voulait « pas de problèmes avec ses voisins ».

Selon le Centre de protection de l’asile, plus d’un millier de personnes en Serbie essaient chaque jour de passer à l’Ouest. Rien qu’en janvier, la Hongrie a enregistré 3400 tentatives illégales de traverser la frontière.

Des centaines de migrants organisent un sit-in à la frontière serbo-hongroise

6 février — 17h30 : Environ 300 réfugiés sont arrivés ce jeudi vers 16h au poste-frontière de Kelebija, entre la Serbie et la Hongrie. La plupart viennent de Syrie et d’Afghanistan. Beaucoup d’enfants se trouvent parmi eux.

Les réfugiés ont organisé un sit-in et ne bougeront pas tant qu’on ne les laissera pas poursuivre leur route, affirment-ils. Sur leurs pancartes, on peut lire : « Nos enfants méritent mieux », « Nous sommes des réfugiés, pas des criminels », « Nous fuyons la guerre, pas la faim ».

Avec cette manifestation pacifique, ces réfugiés bloqués des mois en Serbie espèrent obtenir l’ouverture de la frontière et poursuivre leur route plus loin vers l’Europe occidentale. La marche a été organisée via un groupe Facebook fermé. D’autres réfugiés se sont mis en route depuis la ville de Subotica en direction de la frontière serbo-hongroise, où deux bus de police les attendaient. La frontière de Kelebija a depuis été fermée.

La justice expulse de Serbie deux volontaires de No Name Kitchen

© Facebook / No Name Kitchen

6 février — 13h : Deux volontaires étrangers de l’ONG humanitaire No Name Kitchen (NNK) ont reçu l’ordre de la justice serbe de quitter le territoire suite à une altercation avec des membres de l’organisation nationaliste Sokoli (« les faucons ») dans une usine abandonnée de Šid, Grafosrem, où des migrants passaient leurs journées.

Les faits se sont déroulés le 25 janvier. Les volontaires de NNK assurent que les membres des Sokoli ont détruit des biens appartenant aux migrants, mais les accusés ont répondu qu’ils ne faisaient que nettoyer les lieux à la demande de la municipalité de Šid. Suite à un second incident survenu le 1er février, les volontaires et les jeunes « tchétniks » se sont rendus à la police.

Le tribunal de Srmeska Mitrovica a donné raison aux membres des Sokoli. Quant aux deux volontaires de NNK, Adalberto Parenti et Leonie Sofia Neumann, il doivent quitter la Serbie d’ici le 7 février.

Quatre inculpés pour mauvais traitements de migrants en Macédoine du Nord

4 février — 10h : Les autorités de Macédoine du Nord ont inculpé le 3 février trois Pakistanais et un ressortissant macédonien accusés d’avoir infligé à douze migrants des traitements « particulièrement humiliants et cruels ». Les victimes, parmi lesquelles deux enfants, venaient d’Inde, d’Afghanistan et du Pakistan. Elles avaient été détenues dans une maison pendant deux semaines au mois d’octobre 2019.

Selon le Parquet, l’un des migrants a pu contacter des proches qui ont signalé le cas aux autorités serbes, qui elles-mêmes ont informé la police de Macédoine du Nord. Les trois Pakistanais détenus risquent jusqu’à huit ans de prison. Quant au ressortissant macédonien, il a été assigné à résidence.

Nouvelle manifestation à Lesbos : des heurts éclatent entre la police et des réfugiés

3 février — 17h30 : Dans la matinée de lundi, la police grecque a empêché la tenue d’une manifestation de réfugiés du camp de Moria et des incidents ont éclaté. Environ 2000 personnes se sont rassemblés vers 10h30 avec l’objectif de rallier Mytilène, le chef-lieu de l’île de Lesbos, pour protester contre leurs conditions de vie dans le camp surpeuplé.

Selon les médias locaux, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène contre des manifestants qui tentaient de briser le cordon de police établi sur la route principale qui relie Moria à Mytilène. Les affrontements se sont poursuivis alors que la marche tentait de rejoindre le chef-lieu de l’île.

Des femmes manifestent contre les conditions inhumaines au camp de Moria

3 février — 9h30 : 500 femmes et enfants du camp de Moria et de la « jungle » des oliveraies qui entoure le camp ont marché jeudi 30 janvier du camp jusqu’à Mytilène, chef-lieu de l’île, pour protester contre les conditions de vie inhumaines à Moria et les retards considérables dans le traitement des demandes d’asile.

Arrivées à Mytilène, les manifestantes ont fait un sit-in bloquant l’accès aux quais et se sont ensuite rassemblées à la place Sapho, la place centrale, pour lancer « Moria, Not Good » avant de rentrer au hot-spot de Moria.

Au large de Lesbos, Athènes veut un « mur flottant » pour stopper les migrants

30 janvier — 17h : Athènes voudrait installer un système de barrages flottants de 2,7 km de long au large de Lesbos. « Cette proposition marque une escalade alarmante dans les efforts continus du gouvernement grec de rendre le plus difficile possible l’arrivée des demandeurs d’asile et des réfugiés sur ses côtes et entraînera encore plus de danger pour ceux qui recherchent désespérément la sécurité », a réagi Massimo Moratti, le directeur de la recherche pour l’Europe d’Amnesty International.

« Ce plan soulève de sérieuses questions sur la capacité des sauveteurs à continuer de fournir une aide vitale aux personnes en danger qui tentent de traverser la mer vers Lebbos. Le gouvernement doit de toute urgence clarifier les détails opérationnels et garantir que ce système ne coûtera pas de vies supplémentaires. » Le système de barrage flottant devrait mieux sécuriser les frontières maritimes et empêcher les arrivées des demandeurs d’asile et des réfugiés. En 2019, la Grèce a compté près de 60 000 arrivées par la mer, soit près du double du nombre total d’arrivées par la mer en 2018. Entre janvier et octobre, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré 66 décès sur la route de la Méditerranée orientale.

Une Tunisienne arrêté à Sarajevo pour trafic

30 janvier - 11h30 : La SIPA a arrêté, sur requête du Parquet de Bosnie-Herzégovine, une ressortissante tunisienne dans la région de Sarajevo. Elle est accusée d’avoir, avec son mari, fait passer des migrants et des réfugiés. Son mari avait précédemment été arrêté, mais la femme était soupçonnée d’exercer des pressions sur de potentiels témoins.

5000 migrants et réfugiés se trouvent actuellement dans les camps établis en Bosnie-Herzégovine, et 2000 seraient dans les squats. Le nouveau ministre de la Sécurité, l’oligarque bosniaque Fahrudin Radončić, promet une politique de « fermeté ».

60 réfugiés tentent de franchir la frontière hongroise, la police tire

Le poste-frontière de Horgoš-Reske 2
© pannonrtv.com

28 janvier - 12h : Selon la police hongroise, un groupe d’une soixantaine de migrants a tenté de franchir ce mardi matin vers 5h30 la clôture de barbelés à la frontière entre la Serbie et la Hongrie à hauteur du passage de Horgoš-Reske 2. Les gardes-frontières hongrois ont alors tiré en l’air des coups de semonce.

Quatre personnes ont été arrêtées, selon un communiqué de la police hongroise. Suite à cet incident, la frontière de Horgoš-Reske 2 a été momentanément fermée.

Le Parlement européen étrille la Croatie pour sa politique envers les réfugiés

14 janvier - 14h30 : Lors de sa séance plénière de ce mardi, en présence du Premier ministre Andrej Plenković, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’Union, le Parlement européen a vivement critiqué la politique de la Croatie à l’égard des migrants et des réfugiés. « Il y a eu 10 000 expulsions illégales en 2018, et 25 000 l’an dernier », a dénoncé la députée Malin Björk (Gauche Unie européenne, Suède), qui s’est rendue sur le terrain. Ska Keller (Verts, Allemagne) a dénoncé les violences commises par la police croate, estimant qu’elles étaient « inacceptables de la part d’un pays membre de l’UE ». « Les frontières croates sont des frontières. Ce qui s’y passe relève de notre responsabilité à tous. Nous n’allons pas fermer les yeux », a ajouté la présidente du groupe des Verts au Parlement européen.

Andrej Plenković s’est défendu en assurant que son pays « respectait les lois », ajoutant que le problème tenait « au contrôle des frontières extérieures de l’Union, principalement entre la Grèce et la Turquie ».

Au moins douze morts dans un naufrage en Grèce

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11 janvier - 14h30 : Au moins douze migrants ont péri samedi dans le naufrage de leur bateau en mer Ionienne, rapportent les garde-côtes grecs. L’embarcation, qui transportait une cinquantaine de personnes, a coulé au large de l’île de Paxos, au sud de Corfou, alors qu’elle tentait probablement de gagner l’Italie.

Bosnie-Herzégovine : 80 passeurs de migrants condamnés en deux ans

9 janvier - 11h : En 2018 et 2019, la justice bosnienne a inculpé plus de 100 personnes pour trafic d’êtres humains. Sur les 60 jugements donnés par la Cour de Bosnie-Herzégovine au cours de ces deux années, près de 80 personnes ont été condamnées. Les sentences vont de la prison avec sursis à de la prison ferme, et des amendes.

La plupart des passeurs ont été arrêtés dans la région de Trebinje, dans le sud-est du pays. La majorité sont des citoyens bosniens. La plupart des passeurs étrangers sont des ressortissants de Serbie ou du Monténégro.

La Grèce établit sa liste de « pays surs »

3 janvier - 17h30 : Le gouvernement grec a rendu publique une liste de pays d’origine considérés comme étant « surs » et dont les ressortissants ne sont donc pas appelés à demander l’asile en Grèce, conformément à l’article 87 de la nouvelle loi sur l’asile de 2019. Il s’agit du Ghana, du Sénégal, du Togo, de la Gambie, du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Albanie, de la Géorgie, de l’Ukraine, de l’Inde et de l’Arménie.

Alors que les réfugiés sont de plus en plus nombreux à arriver de Grèce ces derniers mois, le gouvernement conservateur entend pratiquer une politique « dissuasive ».