Les années 1990 en Croatie : transition, privatisations, malversations

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Avant que l’affaire Agrokor n’ébranle la Croatie, les privatisations massives décidées en toute opacité par le HDZ du Président Franjo Tuđman et son puissant conseiller Ivić Pašalić étaient restées un sujet tabou. Maintenant que l’État croate doit payer une facture de plusieurs milliards d’euros, les langues commencent à se délier. Même si la plupart des dirigeants de l’époque continuent de nier toute responsabilité.

Par Hrvoje Šimičević Autoritarisme, soutien aux crimes de guerre, nettoyage ethnique. Dans les sombres années 1990, le HDZ de Franjo Tuđman s’est rendu coupable de nombreux méfaits, mais il est aussi responsable de la pire attaque jamais commise depuis l’indépendance contre l’économie croate : la privatisation généralisée, mafieuse et désastreuse des actifs yougoslaves. Or, faute d’une réelle volonté politique, ce fait indéniable n’a jamais été convenablement sanctionné. Mais depuis l’éclatement de l’affaire Agrokor au printemps 2017, les langues se délient peu à peu. C’est en tout cas ce que suggèrent les auditions des représentants du pouvoir (...)

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