Albanie : le « syndrome Manhattan » de Tirana et l’ombre du narcotrafic

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Ces dernières années, la capitale albanaise se métamorphose à vitesse accélérée. Les pompeux gratte-ciel remplacent les bâtiments historiques et font exploser les prix de l’immobilier. L’argent de la drogue financerait cette frénésie urbanistique vantée par les autorités, mais de plus en plus décriée.

Par Katerina Sula Au centre de Tirana, les grues et les chantiers de construction ne s’arrêtent jamais. Même pendant l’été. Désignée ville européenne de la Jeunesse pour l’année 2022, la capitale albanaise avance à tâtons entre modernité chaotique et projets ambitieux. Entre 2017 et 2019, plus de mille permis de construire ont ainsi été délivrés par la municipalité pour des immeubles d’au moins six étages, soit une superficie de près de 3 millions de m². Autour de la place centrale et sur le boulevard des Martyrs de la nation, d’imposants buildings écrasent désormais l’ancien quartier dessiné par l’architecte fasciste italien Armando Brasini en (...)

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