Justice internationale : la fin du TPIY, et après ?

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Lundi à Zagreb, des centaines de personnes, dont deux ministres, des généraux et des députés, ont rendu « hommage » à l’ancien chef milicien Slobodan Praljak, reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par le TPIY. Une cérémonie qui résonne comme un tragique désaveu, à l’heure où le Tribunal international ferme ses portes. Analyse.

Par Dženana Halimović Le Tribunal pénal international de la Haye (TPIY) a-t-il rempli sa mission ? S’il a réussi à établir la responsabilité de certains accusés dans les crimes atroces commis sur le territoire de l’ancienne Yougoslavie, cela ne signifie pas qu’il soit parvenu à confronter les sociétés des Balkans à leur passé. Telle est du moins la conclusion des débats menés, la semaine dernière, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a ainsi été constaté que certains criminels de guerre sont toujours considérés comme des héros dans leurs pays respectifs, et que l’absence de guerre ne signifie pas pour autant la paix. Les derniers verdicts en (...)

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