Le Monténégro n’a (toujours) rien d’un « État écologique »

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Le Monténégro serait un « État écologique ». C’est du moins ce que prétend sa Constitution. Pourtant, au lieu de protéger les ressources naturelles du pays, les autorités permettent leur saccage, avec la construction d’autoroutes sur des sites protégés ou de mini-centrales hydroélectriques qui assèchent les rivières. Entretien avec l’ornithologue Bojan Zeković.

Traduit par Nikola Radić M. : Quelles sont les conséquences sur la faune et la flore ? B.Z. : Cela crée de grands changements dans l’écosystème, qui passe d’un lieu parfaitement adapté à la faune à un endroit où les investisseurs dictent les conditions de vie. Il existe des preuves que certains lits fluviaux sont complètement asséchés et que toute l’eau part dans les tuyaux, ce qui est fatal pour les poissons, les amphibiens, mais aussi désavantageux pour la population locale dont les champs et les récoltes dépendent de cette eau-là. En outre, ces travaux peuvent provoquer des glissements de terrain et des éboulements. L’eau est source de vie, (...)

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