Le Kosovo, la Serbie, Israël et la Palestine : « l’indépendance » de Vetëvendosje à l’épreuve

| |

La récente crise au Proche-Orient a suscité une vive polémique au Kosovo. En se plaçant au côté d’Israël, et donc des États-Unis, le gouvernement d’Albin Kurti a déçu beaucoup de ses partisans, plus enclins à soutenir les opprimés palestiniens. Un positionnement diplomatique qui révèle surtout la fragilité internationale du Kosovo.

Traduit et adapté par Simon Rico (Article original) Ces derniers mois, tout s’est encore compliqué. Lors de l’accord de « normalisation économique » conclu début septembre 2020 à la Maison blanche, Belgrade a consenti à transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem. Or, à la suite de cette signature, Israël a reconnu l’indépendance du Kosovo, ce qui a provoqué la colère de la Serbie. Cette reconnaissance s’inscrivait dans un jeu de billard à trois bandes : en échange, Pristina acceptait d’ouvrir sa représentation dans la ville sainte. Ce qui a provoqué un tourbillon diplomatique. Si les États-Unis, à la baguette, n’ont pas manqué de saluer le (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous