Lana Bastašić, une romancière de « langue hybride », entre Bosnie-Herzégovine, Croatie et Serbie

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Le dernier roman de Lana Bastašić, Attrape le lièvre, a reçu plusieurs récompenses littéraires prestigieuses, marquant l’émergence d’une nouvelle voix prometteuse. Le Courrier des Balkans a rencontré la romancière née en Croatie et désormais établie en Serbie après avoir grandi en Bosnie-Herzégovine et vécu en Espagne. Elle nous parle de James Joyce, de yougonostalgie, d’exil et de féminisme. Portrait.

Par Nikola Radić Lauréat du Prix de littérature de l’Union européenne et sélectionné parmi les six meilleurs romans de 2018 par le jury du Prix NIN, récompense majeure de la littérature serbe, le premier roman de Lana Bastašić Uhvati zeca (Attrape le lièvre) marque l’émergence d’une nouvelle voix prometteuse. Prenant pour point de départ Alice au pays des merveilles, avec lequel elle trace d’incessants parallèles, Lana Bastašić centre son récit sur les retrouvailles de deux jeunes amies bosniennes : Sara, émigrée à Dublin, et Lejla Begić (qui, pendant la guerre, a changé son nom à consonance bosniaque en Lela Berić) qui est restée à Banja Luka. À (...)

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