La šljivovica, une « tradition serbe » classée à l’Unesco

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L’eau-de-vie de prunes a été inscrite début décembre par l’Unesco sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. C’est un motif de fierté pour les Serbes, mais pourquoi avoir exclu la « šliva » produite dans les pays voisins ?

Propos recueillis par Philippe Bertinchamps Intellectuelle engagée, militante féministe et anti-guerre, Svetlana Slapšak a enseigné l’anthropologie des mondes antiques, les études de genre et la balkanologie dans des universités en Europe, en Turquie et aux États-Unis. Elle habite à Ljubljana depuis 1991 après avoir été chassée de Serbie par le régime de Milošević. Autrice d’ouvrages scientifiques, de roman, de théâtre et de récits de voyage, Svetlana Slapšak est aussi traductrice et éditrice. « La préparation compte plusieurs étapes qui mobilisent des familles et des communautés. Les prunes sont généralement cultivées dans des exploitations (...)

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