Serbie : le prétexte des élections, la révolte et le rejet du « système »

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Les revendications portées chaque soir par les manifestants qui défilent dans toutes les villes de Serbie - la démission d’Aleksandar Vučić et des élections réellement démocratiques - ont bien peu de chances d’être satisfaites, mais c’est une vague de fond qui a commencé à se lever dans le pays, rejetant un « système » profondément injuste. L’analyse du sociologue Jovo Bakić.

Propos recueillis par Sanja Kljajić Le sociologue Jovo Bakić enseigne à la Faculté de philosophie de Belgrade. DW : Les manifestants réclament la démission d’Aleksandar Vučić et celle du gouvernement, ainsi que la convocation de nouvelles élections libres et justes. De telles revendications peuvent-elles être satisfaites ? Jovo Bakić : Non, ce gouvernement est trop fort et la victoire d’Aleksandar Vučić à l’élection présidentielle du 2 avril est incontestable. Il faut cependant se demander dans quelles conditions cette victoire a été obtenue. Le pouvoir s’est assuré un contrôle total sur les médias de masse, avant tout de la télévision (...)

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