La révolution roumaine 30 ans après : le témoignage de Petre Roman

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Le 26 décembre 1989, au lendemain de l’exécution d’Elena et Nicolae Ceaușescu, Petre Roman est nommé à la tête du gouvernement roumain. Cette figure politique majeure des années 1990 et 2000 revient sur les événements de décembre 1989 et les débuts de la difficile « transition ». Entretien.

J’ai été reçu avec tous les honneurs possibles par François Mitterrand qui m’encourage énormément. Il était enthousiasmé par la perspective de la recomposition des liens franco-roumains. Il exprimait une vision très claire de l’Europe et de son avenir, convaincu que la place de la Roumanie était en Europe, que la France était en quelque sorte son avocat – ce dira plus tard ouvertement Jacques Chirac. A l’époque, l’Occident avait une grande amitié pour Gorbatchev. Les dirigeants européens voulaient donc composer avec lui car personne ne croyait au démantèlement de l’Union soviétique. Mitterrand pensait ainsi lui aussi, mais il était réaliste et voyait très (...)

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