Bosnie-Herzégovine : les cinéastes sans le sou pour des histoires de copinage nationaliste

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Les cinéastes et les producteurs de Bosnie-Herzégovine ne touchent plus leurs droits de diffusion depuis déjà quatre ans. En cause, une obscure embrouille, sur fonds de clientélisme. Une affaire qui révèle comment la corruption « ethnique » gangrène toutes les strates de la société bosnienne.

Traduit et adapté par Aline Cateux (article original) D’un côté, on a l’Association des professionnels du cinéma (APC) de Bosnie-Herzégovine, créée en 1950, et qui compte 135 adhérents – auteurs et producteurs – dont certains noms parmi les plus prestigieux du 7ème art bosnien (Danis Tanović ou Jasmila Žbanić, par exemple). De l’autre, il y a l’Association de l’industrie cinématographique (UFI), dont le siège est situé à Kiseljak, une petite ville de Bosnie centrale connue pour son eau minérale, dont la mission est de de récolter les droits voisins et les droits collectifs. Jusqu’en 2017, l’APC avait pour mission de collecter les droits de (...)

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