Serbie : face au Président Vučić, la grande misère de l’opposition

| |

Depuis sa large élection à la présidence de l’État, Aleksandar Vučić semble plus que jamais intouchable, d’autant que l’opposition démocratique serbe peine à définir une ligne stratégique claire et qu’elle n’hésite pas à s’afficher aux côtés des nationalistes. L’analyse sans concession de Bilten.

Par Miloš Perović Le « couronnement » rituel du nouveau Président serbe, qui a eu lieu le 7 juin dernier et durant lequel le chef de l’État doit (on ne sait pas trop pourquoi) prêter serment sur l’Évangile de Miroslav, a été le témoignage parfait de la schizophrénie de la scène politique serbe, et de celle tout le pays avec elle. Selon la Constitution, la Serbie est une république parlementaire, donc une république où le pouvoir exécutif est détenu par le gouvernement. Pourtant, l’État serbe est devenu de façon informelle un régime présidentiel. La parade nationaliste kitsch que fut ce « couronnement » a illustré de façon parfaite la gouvernance (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous