« La Yougoslavie est un exemple de transidentité »

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Dans son dernier roman, l’écrivaine italienne Alexandra Dejoli fait le parallèle entre sa transition et celle de son pays d’origine, la Yougoslavie, communiste et transnationale, devenue néolibérale et nationaliste. Elle y raconte aussi son expérience de jeune transgenre à l’époque du Maréchal Tito, quand le mot n’existait pas encore. Entretien.

Traduit et adapté par Florentin Cassonnet (article original) Sous le signe de l’étoile : une confession yougoslave [1] (PM edizioni, 2019, non traduit en français) est le troisième roman d’Alexandra Dejoli. L’écrivaine y raconte l’aventure du « jeune pionnier » Aleksandar, qui lutte pour découvrir et affirmer son identité de genre dans une Yougoslavie qui, lentement mais sûrement, perd ses points de repère après la disparition de Tito. OBC : Ce roman, est-ce votre histoire ou une fiction ? Alexandra Dejoli (A.D.) : Comme mon personnage Aleksandar, j’étais un adolescent qui vivait dans le monde socialiste yougoslave et j’ai expérimenté tout (...)

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