L’autre Mur de Berlin • Bulgarie : les « contrevenants » est-allemands et la Sécurité d’État

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Jeunes appelés, militaires de carrière, policiers spéciaux et miliciens volontaires étaient chargés de protéger coûte que coûte la frontière la République populaire de Bulgarie, le tout sous le contrôle de la Sécurité d’Etat. Mais le principal danger ne venait pas de l’extérieur, mais de l’intérieur. Les archives des services de renseignement nous expliquent pourquoi.

Par Alexandre Lévy et Catherine Guichard Des « criminels endurcis » Bien évidemment, on parle ici de « protection » de cet ennemi de l’intérieur - ces transfuges prêts à trahir leur pays pour passer à l’Ouest - et non pas d’un éventuel agresseur extérieur ni de migrants clandestins. Dans le meilleur des cas, ce « contrevenant » est dépeint par la Sécurité d’Etat comme quelqu’un de jeune, peu instruit et instable psychologiquement. Facilement manipulable, perméable à la « propagande ennemie », il est attiré par la « vie facile » en Occident. C’est un « aventurier », selon le jargon officiel. Et il reste relativement facile à identifier et à arrêter. (...)

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