Kosovo : saigné par l’exode, l’hôpital public au bord de la rupture

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La pandémie de Covid-19 a révélé l’ampleur de la catastrophe. Et contribué à tendre encore un peu plus le fonctionnement de services déjà complètement désorganisés par de longues années d’exode des professionnels de la santé. Aujourd’hui, le grand hôpital public de Pristina tire la sonnette d’alarme.

Traduit par Nerimane Kamberi (Article original) et adapté par la rédaction C’est une véritable saignée à laquelle le CHU de Pristina est confronté depuis de longues années. À cause des départs massifs vers l’étranger et le privé, le manque d’anesthésistes est aujourd’hui alarmant : au lieu des 120 nécessaires à un fonctionnement optimal, il n’y en a plus que 48. Ils doivent gérer 30 salles d’opération, les urgences et les soins intensifs. Et la situation promet de continuer à s’aggraver. Il y a un an, ils étaient encore 55. « Je ne me suis pas partie à cause du salaire », assure Myziene Kryeziu. « J’étais tellement fatiguée et débordée que je n’en (...)

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