Kosovo : quand la pauvreté mène en prison

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Au Kosovo, les gens qui n’ont pas les moyens de payer leurs amendes peuvent se retrouver en prison. Il est ainsi possible d’être incarcéré pour un banal excès de vitesse, et ce dans des conditions parfois déplorables. Des travaux d’intérêts généraux coûteraient pourtant bien moins chers à l’État. L’enquête de Kosovo 2.0.

(Traduit par Fl. Cass.) En septembre 2014, pour n’avoir pu régler une amende de 400 euros, après une infraction au code de la route, un jeune homme a été incarcéré pendant 20 jours au pénitencier de Dubrava, réputé comme la pire prison du Kosovo. Au bout de deux jours, le jeune homme a été violé par ses co-détenus. Il partageait sa cellule avec des criminels dont les peines allaient de trois à 17 ans d’emprisonnement. Le jeune homme a demandé à l’officier responsable de le changer de cellule quand le harcèlement a débuté. « Il m’a répondu ’ils blaguent’ », a-t-il plus tard rapporté. « Quand il faisait noir, l’un des détenus a donné le signal aux (...)

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