Kosovo : des minorités toujours prises entre le marteau et l’enclume des nationalismes

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Comment peut-on être Bosniaque, Goran, Rom, Croate ou Turc et vivre au Kosovo ? Et que sont devenus les Tcherkesses, les Juifs ou les Aroumains ? Broyés entre les deux « grands » nationalismes, albanais et serbe, les « petits peuples » du Kosovo vivent des temps amers, et continuent de s’exiler en masse. Les dix ans de l’indépendance du Kosovo en série (3/6).

Par Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Simon Rico « La seule raison de notre présence ici est la restauration d’un Kosovo multiethnique » : le message a été martelé par tous les responsables des missions internationales qui se sont succédées au Kosovo. Pourtant, la situation des communautés minoritaires ne s’est guère améliorée depuis l’indépendance, notamment leurs droits linguistiques et éducatifs, que des politiques publiques courageuses auraient pu facilement défendre. Peut-être parce que la vision internationale de la « multiethnicité » se limite à un fragile « équilibre » entre Albanais et Serbes, lui-même assujetti aux évolutions des (...)

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