Kosovo : jouer à la guerre, jouer à la paix (tragicomédie dangereuse)

| |

C’est une vieille dramaturgie bien réglée. Les politiciens du Kosovo et de Serbie et les médias qu’ils contrôlent dénoncent les « traîtres » et « jouent » à la guerre, avant de se poser in fine comme les ultimes garants de la paix et de la stabilité, sous l’oeil ému de leurs protecteurs internationaux. Le scénario peut pourtant déraper à tout moment. L’analyse de Violeta Oroshi Berishaj.

Traduit par Chloé Billon « J’admire tellement vos médias... Ils sont courageux et critiques, et les journalistes n’ont pas peur, ce n’est pas comme chez nous ! » Éberluée, je contemple avec un sourire crispé cette jeune fille de Podgorica, de 20 ans à peine. Les pensées se bousculent dans ma tête : si la majorité des gens pensent comme elle que les médias kosovars sont courageux et critiques, quel est donc l’état des médias dans son propre pays, au Monténégro ? Patiemment, je lui explique que c’est peut-être l’impression que l’on peut avoir au premier abord, mais que des forces politiques, des grandes entreprises et d’autres groupes d’intérêts se (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous