Kosovo : il n’y a plus de syndicats pour défendre les droits des travailleurs

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Chômage massif, travail au noir, non-respect des règles de sécurité : au Kosovo, le droit du travail est sans cesse violé par des employeurs sans scrupules. Et les syndicats, discrédités par leurs incessantes compromissions, sont incapables de jouer leur rôle. Cette faiblesse historique remonte à l’échec des grandes grèves de 1990. Mise en perspective.

Par Eurisa Rukovci Travail au noir, heures supplémentaires non payées, insécurité au travail… Ceux, pas si nombreux, qui arrivent à trouver du travail au Kosovo sont sans cesse confrontés à ces violations constantes du droit du travail imposées par les employeurs. Le mépris autoritaire des patrons envers les travailleurs s’exprime sans fard ni limite. Le fossé toujours plus profond entre les riches et les pauvres ne donne aucun espoir d’amélioration dans un avenir proche. Or, les syndicats ne jouent malheureusement pas leur rôle dans la vie politique et sociale du Kosovo. Leur faiblesse trouve son origine au début des années 1990, à la (...)

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