Kosovo : fini les journalistes, place aux réseaux sociaux

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Au Kosovo, plus personne ne veut parler à la presse. Depuis déjà quelques années, la communication politique se fait essentiellement via les réseaux sociaux, zappant les journalistes. En conférence de presse, les questions gênantes sont systématiquement écartées. Et les promesses de transparence d’Albin Kurti n’ont pas été tenues.

Traduit et adapté par Simon Rico (Article original) Fitim Gashi est reporter au sein du groupe de presse Koha. Depuis près d’une décennie, il couvre le travail du gouvernement et du président. En 2018, la question d’un échange de territoires entre le Kosovo et la Serbie, en vue de parvenir à une « paix définitive », faisait la une de l’actualité. Fitim Gashi a donc voulu faire son travail de journaliste et il a contacté le cabinet du chef de l’État, qui était alors Hashim Thaçi, pour en savoir plus sur ce projet controversé. Jamais il n’a reçu de réponse à ses courriels et lorsqu’il a posé des questions en conférence de presse, le Président lui (...)

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