Kosovo : comment le cinéma de la diaspora raconte l’exil

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Ces dernières années, les enfants de la diaspora kosovare ont commencé à mettre en image leur histoire familiale et à la questionner. Exil, intégration, identité mixte : autant de thèmes que la littérature avait déjà explorés, mais pas le cinéma. Rencontre avec deux cinéastes de cette nouvelle vague.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Visar Morina (né en 1979) est sans doute le cinéaste le plus connu à avoir évoqué l’exil des Kosovars dans son œuvre. Son premier film Babai (Le Père, 2016) se déroule dans le Kosovo des années 1990 avant la guerre et suit Nori, dix ans, dont le père Gezim est parti en Allemagne sans le prévenir. Le garçon, qui se sent trahi, prend seul la route pour retrouver son père. Aux yeux de Visar Morina, son long-métrage traite avant tout d’une histoire familiale et il se dit « surpris » de voir les critiques parler de « film d’émigré », lui qui refuse que son cinéma se résume à ses « origines ». « (...)

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