Kosovo : l’ingérence de la Turquie, l’État de droit et le silence des Européens

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L’arrestation de six enseignants turcs n’en finit pas de secouer le Kosovo. L’opération, menée en lien avec les services secrets turcs, s’apparente fort à un kidnapping, et pose de sérieuses questions sur l’État de droit dans le pays. Quelles sont les limites de l’influence d’Ankara à Pristina, et pourquoi l’Europe ne dit-elle rien ? Analyse.

Par Augustin Palokaj Depuis jeudi 29 mars, le Kosovo n’est plus le même. Suite à l’arrestation de six ressortissants turcs, il ne pourra plus être considéré comme un pays où prévaut l’État de droit. Les petits jeux de nos politiciens, qui placent leurs intérêts personnels avant celui de l’État, ont plongé le pays dans un nouvel épisode chaotique. Cette action va détériorer nos relations amicales avec le peuple et l’État turcs, tandis que le pays s’éloigne encore davantage des normes européennes. « Ceux qui sont des terroristes pour la Turquie le sont aussi pour le Kosovo », avait déclaré il y a quelques mois le Président Hashim Thaçi, provoquant un (...)

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