Crimes de guerres au Kosovo : cohabiter avec les meurtriers

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Plus de vingt ans après les faits, la justice est-elle encore possible ? Les crimes commis par des membres de l’UÇK attendent toujours d’être jugés. Mais au plus haut sommet de l’État, l’hypocrisie règne. Malgré les alternances politiques, comme l’a prouvée la courte parenthèse du gouvernement Kurti. Éditorial.

Traduit et adapté par Belgzim Kamberi (Article original) Fin 2019, un garde forestier a été retrouvé mort dans un bois proche du lac de Badovc, dans les environs de Pristina. Quelques jours plus tard, sa famille et les médias révélaient que la victime avait été interrogée comme témoin par le Tribunal Spécial chargé de juger les crimes de l’UÇK. Depuis, ni la police ni le Parquet n’ont communiqué la moindre information sur l’enquête. Elle n’a sûrement pas avancé du tout et le dossier sera bien vite archivé. Jusqu’à présent, l’expérience a montré qu’avec ce genre de meurtres, il fallait prévoir une telle conclusion. À la télévision, certains (...)

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