Bosnie-Herzégovine : Kazani, le monument de la honte

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Après 20 ans d’attente, Sarajevo a enfin érigé un monument aux victimes – principalement serbes – tuées en 1992 et 1993 dans les montagnes par une brigade de l’Armée bosniaque, à Kazani. Mais sans nommer ceux qui ont perpétré ce crime de guerre. La Fédération, comme la Republika Srpska, a toujours bien du mal à regarder son passé en face.

Par Aline Cateux (avec l’aide précieuse de l’historien Nicolas Moll) Des meurtres sans coupables ? Il n’existe pas d’association de familles de victimes de Kazani, mais certains proches se sont longtemps exprimés publiquement, demandant pourquoi il était si difficile à Sarajevo de faire reconnaître les crimes commis contre les civils serbes. Depuis longtemps, on évoquait la possibilité d’un monument érigé au bord des falaises, jusqu’à l’arrivée de Benjamina Karić à la mairie en 2021. Les débats autour de l’érection du monument tournaient autour du texte devant accompagner le nom des 16 victimes identifiées (la commission pour les personnes (...)

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