Après le TPIY : « les ONG font le travail des gouvernements »

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Alors que le TPIY, qui vient de fermer ses portes, a largement échoué dans sa contribution à la réconciliation régionale, des ONG de l’ancienne Yougoslavie ont lancé le projet d’une Commission régionale (REKOM) chargée d’établir les faits sur tous les crimes de guerre et toutes les violations des droits de la personne commis du 1er janvier 1991 au 31 décembre 2001. Entretien avec Ivan Đurić, le coordinateur de ce projet.

Propos recueillis par Philippe Bertinchamps Le Courrier des Balkans (C.d.B.) : Lancée en avril 2011, l’initiative REKOM n’est toujours pas reconnue par les gouvernements nationaux. Pouvez-vous décrire ce projet ? Ivan Đurić (I. Đ.) : Il s’agit de la plus vaste initiative de ce genre jamais organisée dans la région, unique dans l’histoire de la justice transitionnelle des pays de l’ancienne Yougoslavie. La Rekom veut être la première commission multilatérale comprenant sept pays : Bosnie-Herzégovine, Croatie, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie et Slovénie. L’idée de créer cette coalition n’a pas été imposée du haut, par les gouvernements, (...)

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