Balkans : impossible alternative au néo-libéralisme et au néo-autoritarisme ?

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En Bosnie-Herzégovine, en Croatie, en Roumanie, en Serbie, des mouvements sociaux inédits fleurissent, mais sans parvenir à formuler d’alternatives crédibles aux régimes néo-libéraux de plus en plus autoritaires qui contrôlent la région, tandis que l’intégration européenne ne représente plus une perspective crédible. L’écrivain et sociologue Igor Štiks analyse les causes de ce blocage.

Propos recueillis par Philippe Bertinchamps Né à Sarajevo en 1977, Igor Štiks est écrivain et sociologue. Engagé dans les mouvements sociaux et les alternatives politiques, il partage sa vie entre Belgrade, Zagreb et Edimbourg. Courrier des Balkans (CdB) : Dans un monde dévasté par le néolibéralisme sauvage, peut-on, de façon réaliste, envisager l’idée d’une révolution de gauche ? Cette idée n’est-elle pas aujourd’hui définitivement périmée ? Igor Štiks (I. Š.) : L’idée de la possibilité d’un changement révolutionnaire a déjà été abandonnée dans les années 1970, excepté un bref instant, en 1981, quand l’élection du Président François Mitterand en France (...)

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