Grèce : musique d’émigrés et de déclassés, le rebetiko entre au patrimoine de l’Unesco

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Le rebetiko a été méprisé et même un temps interdit par les autorités avant de devenir l’emblème du folklore grec. Le 21 décembre, l’Unesco a classé au patrimoine mondial de l’humanité ce son des bas-fonds popularisé pendant l’entre-deux-guerres par les réfugiés d’Asie mineure. La consécration pour un répertoire qui conte l’exil, la vie canaille et les histoires d’amours contrariées.

Par Gilda Lyghounis Amours impossibles, nostalgie d’un pays perdu, vapeurs de haschich... Bienvenue dans le monde du rebetiko. « Digne du tango pour les Argentins, du fado pour les Portugais, du blues pour les Américains, c’est l’expression même de l’identité grecque », explique Mara Kalozoumi, du ministère de la Culture. Archéologue et chanteuse de rebetiko, elle a porté avec plusieurs de ses collègues le dossier de candidature présenté par Athènes pour faire inscrire au Patrimoine mondial de l’humanité ce genre musical né dans les faubourgs hellènes mal famés durant l’entre-deux-guerres. C’est chose faite depuis le 21 décembre 2017. La (...)

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