Fil info Serbie 2026 | Belgrade : la police criminelle de nouveau dans la Faculté de philosophie

| |

Depuis l’effondrement mortel de l’auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, la Serbie se soulève contre la corruption meurtrière du régime du président Vučić et pour le respect de l’État de droit. Cette exigence de justice menée par les étudiants a gagné tout le pays. Suivez les dernières informations en temps réel et en accès libre.

Cet article est accessible gratuitement pour une durée limitée. Pour accéder aux autres articles du Courrier des Balkans, abonnez-vous !

S'abonner


Le Courrier des Balkans informe jour après jour, depuis le 1er novembre 2024, sur la vague de révolte qui soulève la Serbie et qui mobilise aussi les diasporas à travers toute l’Europe. Pour ne rien manquer et soutenir le seul média qui vous informe en français sur tous les Balkans, profitez de notre offre découverte : 1 mois d’abonnement à 1 euro.


Belgrade : la police criminelle de nouveau dans la Faculté de philosophie

2 avril - 12h45 : Des membres de la Direction de la police criminelle (UKP) sont de nouveau entrés dans le bâtiment de la Faculté de philosophie de Belgrade, selon le journal Danas. Des étudiants ont confirmé l’information, affirmant coopérer avec les autorités dans l’enquête sur la mort tragique d’une étudiante, tout en dénonçant un « ciblage politique ».

Cette intervention intervient après la perquisition menée mardi au Rectorat de l’Université de Belgrade dans le cadre de l’enquête. La police y avait saisi plusieurs ordinateurs et du matériel, dont des masques à gaz, des banderoles et des bombes de peinture.

« La police peut saisir des ordinateurs, mais pas la vérité »

1er avril - 6h30 : Le recteur de l’Université de Belgrade, Vladan Đokić, s’est adressé mardi soir, depuis le balcon du Rectorat, aux personnes rassemblées pour protester contre l’entrée de la police dans le bâtiment de l’Université.

Nous reproduisons ci-dessous son discours dans son intégralité.

« Aujourd’hui à midi, des membres de la Direction de la police criminelle sont entrés dans le bâtiment du Rectorat, sans annonce préalable, sans justification juridique claire, sans respect pour l’autonomie de la plus ancienne et la plus prestigieuse institution éducative de Serbie.

Ils ont saisi des ordinateurs et des récepteurs, fouillent les bureaux, cherchent des documents. Et pendant qu’ils les cherchent, la télévision du régime diffuse tout cela en direct.

Ils ne sont pas venus pour enquêter. Ils sont venus pour humilier, pour dire à chaque professeur, à chaque étudiant, à chaque citoyen : voyez ce qui arrive quand vous ne vous taisez pas.

Ce qui s’est passé aujourd’hui est terriblement clair. Une jeune femme est morte jeudi, une tragédie qui mérite une enquête digne, approfondie et indépendante. L’Université de Belgrade a immédiatement appelé à une telle enquête. Nous avons offert notre pleine coopération. Au lieu de cela, nous avons reçu une descente de police devant les caméras.

Les ordinateurs et les récepteurs du Rectorat ne contiennent aucune information pertinente pour l’enquête sur la mort d’une étudiante de la Faculté de philosophie. Tout le monde le sait, mais ce n’est pas le point.

Le but est l’image : la police dans le Rectorat, le recteur sous enquête, l’université à genoux. Cette image vous est destinée — pour que vous ayez peur : “s’ils peuvent faire cela à l’université, que peuvent-ils me faire à moi ?”. Avez-vous eu peur ?

Mais regardez l’autre image. Tandis que la police entrait par une porte, les étudiants arrivaient par une autre, par milliers, sans appel des partis, sans organisation, sans autobus. Ils sont venus parce qu’ils savaient ce qui se passait, parce que c’est leur université, parce qu’ils n’ont pas peur.

Voilà la véritable image de cette journée. Non pas la police dans le Rectorat, mais les étudiants devant lui.

Aux autorités qui ont ordonné cela, je dis ceci : vous pouvez prendre les récepteurs et les ordinateurs, vous ne pouvez pas prendre la vérité. Vous pouvez fouiller les bureaux, mais vous ne pouvez pas fouiller la conscience du peuple. Vous pouvez envoyer la police, mais pour chaque patrouille que vous enverrez — des milliers d’étudiants viendront.

Seize personnes ont péri à Novi Sad, personne n’a été tenu responsable, personne n’a été démis de ses fonctions. Et quand le recteur se tient aux côtés des étudiants, alors la police arrive. Cela vous dit tout ce que vous devez savoir sur ce pouvoir : il n’a pas peur du crime, il a peur de l’éducation.

Aux étudiants je dis : vous avez vu ce qui s’est passé aujourd’hui, vous avez vu la police dans votre université, vous avez vu les caméras diffuser cela comme si c’était une victoire. Ce n’est pas une victoire, c’est l’aveu d’une défaite. Quand la police entre à l’université, cela signifie qu’elle a perdu tous ses arguments. Quand elle saisit des récepteurs et des ordinateurs au lieu de répondre aux questions, cela signifie qu’elle n’a pas de réponses.

Depuis quinze mois, vous êtes restés dans les rues, sous la pluie, sous le soleil, dans le froid. On a dit que vous abandonneriez — vous ne l’avez pas fait. On a dit que vous étiez des terroristes, des agents étrangers. Vous ne l’êtes pas. On a dit que vous étiez des talibans. Vous ne l’êtes pas. Maintenant ils envoient la police dans votre université. Vous n’abandonnerez pas non plus maintenant.

Aux citoyens de Serbie je dis : ce qui s’est passé aujourd’hui à l’université n’est pas une attaque contre moi, c’est une attaque contre l’idée qu’il existe en Serbie quelque chose que le pouvoir ne peut pas contrôler. L’université est la dernière institution qui tient encore debout, c’est pour cela qu’ils sont venus.

Mais l’université tient debout non pas parce qu’elle a des murs, mais parce qu’elle a des gens — des professeurs qui refusent de se taire, des étudiants qui refusent d’avoir peur, des citoyens qui refusent d’oublier les seize vies perdues à Novi Sad.

Ils peuvent emporter les ordinateurs et les récepteurs, mais ce qui fait cette université — l’attitude, le savoir, la vérité — ils ne peuvent pas le mettre dans une boîte et l’emporter d’ici.

Concernant l’enquête : l’Université de Belgrade respecte pleinement l’État de droit. Nous soutenons toute enquête légale, mais ce qui s’est passé aujourd’hui n’avait rien à voir avec une enquête, cela avait à voir avec l’intimidation.

Je répète l’appel : nous demandons une enquête indépendante, et si nécessaire supervisée au niveau international, sur les circonstances de la mort de notre étudiante. Nous demandons des opérations médico-légales, pas des opérations politiques. Nous demandons la vérité, pas des sanctions contre ceux qui la recherchent.

À la communauté internationale je dis : aujourd’hui la police est entrée dans l’Université de Belgrade, et cela a été diffusé en direct comme un spectacle politique. Ce n’est pas une enquête, c’est un règlement de comptes avec la liberté de pensée. J’appelle les universités de toute l’Europe, les institutions européennes, tous ceux qui croient à la liberté académique à se prononcer. Aujourd’hui Belgrade, demain n’importe quelle autre université en Europe qui décidera de se tenir aux côtés de ses étudiants.

Comme j’ai commencé — avec la vérité. Ce pouvoir n’attaque pas l’université parce que nous avons fait quelque chose de mal, il l’attaque parce que nous avons fait quelque chose de bien. Nous nous sommes tenus aux côtés des étudiants, aux côtés de la vérité, aux côtés de la Serbie. Et nous continuerons à le faire.

Le pouvoir n’est pas dans la malveillance, il est dans le savoir ! »

Belgrade : la police envahit le Rectorat, violents heurts avec les manifestants

© Vreme

31 mars - 21h30 : Une vive tension a gagné le centre de Belgrade mardi soir après l’irruption, plus tôt dans la journée, d’unités de la police criminelle au sein du Rectorat de l’Université. En réaction, plusieurs centaines de citoyens et d’étudiants se sont rassemblés sur la place des Étudiants, à l’appel de collectifs universitaires.

Avant même le début officiel du rassemblement, prévu à 19 heures, la police est intervenue pour disperser la foule, provoquant une série d’incidents et d’affrontements physiques avec les manifestants. Des témoins rapportent l’usage de matraques par les forces de l’ordre, tandis que certains protestataires ont répliqué en lançant de la terre et divers projectiles.

Devant le Rectorat, les manifestants ont scandé « Nous ne livrerons pas le recteur ! », dénonçant ce qu’ils considèrent comme une intrusion illégitime dans une institution académique. Lors de l’intervention, des journalistes ont également été bousculés, et certains n’ont pas été autorisés à franchir le cordon policier.

Les forces de police se sont ensuite repliées en direction de la place de la République, suivies par une partie des manifestants. De nouveaux heurts y ont éclaté, tandis qu’un cordon a été établi à proximité du Musée national.

Dans une rue adjacente, des affrontements ont également opposé des policiers en tenue antiémeute à des citoyens. Peu après, des unités de la gendarmerie, équipées pour le maintien de l’ordre, ont été déployées dans le secteur.

En parallèle, un rassemblement de soutien s’est tenu à Novi Sad, devant le Rectorat de l’université locale. Étudiants et enseignants y ont dénoncé des « violences policières » et affirmé que « la police n’a pas sa place à l’université ».

De son côté, le directeur de la police, Dragan Vasiljević, a affirmé que l’opération au Rectorat s’inscrivait dans le cadre d’une enquête ordonnée par le parquet et autorisée par la justice. Il a assuré que « l’ordre public a été rétabli avec un usage minimal de la force », tout en dénonçant des attaques « inappropriées » contre les forces de l’ordre.

Selon lui, la perquisition en cours a permis la découverte de divers objets, dont des engins pyrotechniques, des équipements de communication et du matériel médical, qui seront transmis au parquet pour analyse. L’enquête se poursuit également autour de la mort d’une étudiante à la Faculté de philosophie.

La situation restait tendue en soirée dans le centre de Belgrade, où des rassemblements sporadiques se poursuivaient.

La police criminelle perquisitionne le rectorat de l’Université de Belgrade

16 h : Un important dispositif de la Direction de la police criminelle (UKP) est entré mardi dans le bâtiment du rectorat de l’Université de Belgrade dans le cadre de l’enquête sur la mort d’une étudiante de 25 ans de la Faculté de philosophie.

L’arrivée de plusieurs véhicules de police, gyrophares allumés, a été filmée par des caméras de télévision présentes devant le rectorat. L’entrée des policiers dans le bâtiment a notamment été diffusée en direct par la chaîne Informer, qui a également montré des images de leur rencontre avec le recteur Vladan Đokić.

Selon ces images, deux inspecteurs ont remis au recteur un mandat du Tribunal supérieur autorisant la perquisition des locaux du rectorat et l’ont informé de son droit à un avocat.

Les Studenti u blokadi ont lancé un appel aux citoyens pour défendre l’université.

Vučić proclame sa victoire dans les dix communes

30 mars - 7h45 : Aleksandar Vučić a proclamé la victoire des listes menées par son Parti progressistes serbe (SNS) dans les dix communes où avaient lieu des élections locales dimanche : à Aranđelovac, avec 53% contre 45% à la liste étudiante ; à Bajina Bašta (53% contre 41%) ; à Bor (49% contre 40%) ; à Kladovo (avec 72% contre 29%) ; à Kladovo (avec 72%) ; à Kula (avec 50,5% contre 48%) ; à Knjaževac (avec 64% contre 33%) ; à Majdanpek (avec 65%) ; à Sevojno (avec 51,5%) ; à Smederevska Palanka (avec 58,3% contre 30%).

Après que le président serbe a proclamé sa victoire dans les dix municipalités, y compris Kula, où, selon lui, les élections auraient été « les plus incertaines », les représentants de la liste étudiante ont déclaré qu’ils annonceraient leurs résultats une fois le dépouillement terminé et les procès-verbaux connus.

« C’est réaliste et prévisible, compte tenu du contexte de la campagne. Le gouvernement a mobilisé toutes ses ressources. Il faut prendre ce résultat avec des pincettes, car tous les bureaux de vote n’ont pas encore été comptabilisés. Nous annoncerons tout une fois tous les procès-verbaux connus », a déclaré Aleksandar Nastić, représentant de la liste « La Voix de la Jeunesse de la commune de Kula », en réaction à l’annonce de la victoire de Vučić.

Il a estimé que les représentants de cette liste « ne capituleront pas », qu’ils sont convaincus de ne pas avoir perdu et que certains bureaux de vote seront détruits et que de nouveaux scrutins seront organisés.

CRTA alerte sur des violences et l’inaction de la police

29 mars - 22h45 : La mission d’observation CRTA a déclaré que, lors de la journée électorale marquée par des violences, des observateurs sur le terrain et des citoyens ont reconnu des employés d’institutions et d’entreprises publiques « parmi les nervis et autres exécutants chargés des basses besognes ».

La mission estime particulièrement préoccupant le fait que la police n’ait, dans la plupart des cas, pas été prête à protéger les citoyens exposés à des violences ni à interpeller les agresseurs.

Selon CRTA, la concentration de forces de police à la fin de la journée suscite des inquiétudes quant à une possible escalade des violences après la fermeture des bureaux de vote.

« La journée électorale a confirmé de manière brutale ce qui avait déjà été observé pendant la campagne : une extrême inégalité entre les participants à l’élection, la criminalisation des institutions, un abus massif des ressources et des fonctions publiques, ainsi qu’un réseau clientéliste solidement armé qui montre le plus clairement ses effets lors des élections », a écrit la mission d’observation sur le réseau social X.

Incidents, intimidations et dépouillement sous tension

22h25 : À Kula, des étudiants et des observateurs ont affirmé qu’environ 200 personnes cagoulées, arrivées dans des voitures sans plaques, avaient encerclé un bureau de vote à Crvenka, avec des bâtons et des fusées éclairantes, ce qui aurait provoqué un climat d’intimidation autour du matériel électoral. La liste d’opposition « Glas mladih opštine Kula » a par ailleurs affirmé être en tête dans la majorité des bureaux de vote de la municipalité.

Dans la ville de Bor, des citoyens ont intercepté des personnes transportant une urne électorale près d’un bureau de vote et ont réussi à la récupérer, tandis qu’une bagarre a éclaté devant l’administration municipale et qu’une personne a été interpellée par la police.

À Knjaževac, l’opposition a signalé plusieurs incidents, dont l’attaque d’observateurs électoraux et des soupçons d’achat de voix. Selon le parti Stranka slobode i pravde (SSP), des hommes masqués auraient également encerclé un bureau de vote, tandis que des membres de commissions électorales se sont enfermés dans des pièces du bâtiment par crainte.

Des irrégularités ont également été évoquées concernant le transport de matériel électoral, notamment après qu’un sac contenant des bulletins de vote a été emporté chez lui par un partisan du parti au pouvoir avant d’être rapporté à la commission électorale.

Dans le même temps, le Parti progressiste serbe (SNS) célébrait déjà une victoire à Majdanpek, bien que les résultats officiels n’aient pas encore été annoncés.

À Belgrade, la police est entrée dans les locaux du mouvement d’opposition Narodni pokret Srbije, dont le dirigeant Miroslav Aleksić a dénoncé une journée électorale marquée, selon lui, par des violences, des intimidations et un climat « qui ressemble davantage à une guerre civile ».

Des rassemblements de citoyens ont été signalés dans plusieurs villes, notamment à Aranđelovac, Lučani, Bor et Sevojno, à l’appel d’étudiants mobilisés qui affirment vouloir « défendre la volonté électorale des citoyens ».

Participation en hausse, tensions et rassemblements après la fermeture des bureaux

Rassemblement à Aranđelovac
© Studenti u blokadi

21h : La participation aux élections locales organisées dimanche dans dix municipalités de Serbie a dépassé celle enregistrée lors du précédent scrutin en 2022, selon les données des commissions électorales locales relayées par la télévision publique RTS.

À Aranđelovac, la participation a dépassé 70 %, contre 64,55 % il y a quatre ans. À Lučani, elle a atteint 77,93 % (contre 72,24 % en 2022), à Bor environ 67 % (61,2 % en 2022) et à Majdanpek 62,1 % (59,96 % en 2022). À Kladovo, elle s’est établie à 53,6 %, légèrement au-dessus des 52,02 % enregistrés lors du scrutin précédent.

Les bureaux de vote ont fermé à 20 heures dans les dix municipalités concernées — Aranđelovac, Bajina Bašta, Bor, Kladovo, Knjaževac, Kula, Lučani, Majdanpek, Sevojno et Smederevska Palanka — et le dépouillement des bulletins a commencé.

La journée électorale a été marquée par plusieurs incidents. Dans la municipalité de Knjaževac, des étudiants en blocage ont affirmé que des hommes qu’ils qualifient de « batinaši » (nervis) ont agressé un professeur de la faculté de géographie et des étudiants près d’un bureau de vote.

Dans d’autres localités, des soupçons d’irrégularités ont été signalés, notamment l’utilisation présumée de listes électorales parallèles et des tentatives d’achat de voix, accusations démenties ou non confirmées par les autorités.

À Kula, où la participation a atteint environ 71 % en soirée, la journée a été marquée par de fortes tensions. Des affrontements ont éclaté près du stade du FK Hajduk lorsqu’un groupe d’hommes armés de bâtons serait sorti de l’enceinte pour s’en prendre à des citoyens, faisant plusieurs blessés selon des observateurs. La police a déployé des cordons pour séparer citoyens, étudiants et partisans du SNS, tandis que deux hommes ont été interpellés près d’un café voisin.

Après la fermeture des bureaux de vote, des rassemblements de citoyens ont été signalés dans plusieurs villes, notamment à Aranđelovac, Lučani et Sevojno. À Aranđelovac, deux groupes — des citoyens mobilisés à l’appel d’étudiants et des partisans présumés du Parti progressiste serbe (SNS) au pouvoir — ont été séparés par un cordon de police.

Le président serbe Aleksandar Vučić est arrivé en soirée au siège du SNS à Novi Beograd et devrait s’exprimer vers 22 heures sur les résultats du scrutin et la situation politique.

Capture d’écran | X | Zoran Lutovac

18h30 : À Kula, dans le nord du pays, plusieurs personnes ont été blessées après qu’un groupe d’hommes armés de bâtons est sorti du stade local et s’en est pris à des citoyens, selon l’organisation d’observation électorale CRTA. Des projectiles et des engins pyrotechniques auraient également été utilisés.

Dans la ville de Bor, des observateurs ont rapporté une attaque contre une équipe venue vérifier des soupçons de fraude électorale dans la Maison de la culture d’Oštrelj, où un « train bulgare », une méthode de fraude impliquant la circulation de bulletins préremplis, aurait été en cours.

Plus tôt dans la journée, la police a annoncé l’arrestation de quatre personnes après une agression dans le village de Ratari, près de Smederevska Palanka, tandis que onze autres feront l’objet de procédures pour comportement violent.

Selon des données publiées par des étudiants mobilisés qui suivent le scrutin, la participation atteignait environ 60 % dans la plupart des communes vers 17 heures, avec des niveaux allant de 56,8 % à Bor à 69 % à Lučani.

Des accusations d’utilisation de listes électorales parallèles et de centres d’appels destinés à mobiliser les électeurs ont également été signalées dans plusieurs localités

Heurts, accusations de fraude et mobilisation des électeurs

16h20 : La journée d’élections locales en Serbie est marquée par des tensions et plusieurs incidents dans différentes municipalités. À Bor, dans l’est du pays, des étudiants en blocage affirment qu’une équipe de journalistes, parmi lesquels se trouvaient également des étudiants, a été attaquée près d’un bureau de vote : leurs téléphones auraient été brisés, leurs caméras confisquées et plusieurs personnes blessées, certaines ayant été hospitalisées.

À Bajina Bašta, le Parti social-démocrate de Serbie (SDPS) a signalé à la police une attaque contre ses locaux, où quatre personnes masquées auraient brisé des vitres et crevé les pneus de la voiture de sa tête de liste.

Dans plusieurs villes, étudiants et observateurs de l’opposition rapportent la présence de groupes d’hommes présentés comme proches du parti au pouvoir devant ou à proximité de bureaux de vote, notamment à Smederevska Palanka et Kula. Des rassemblements de citoyens ont également eu lieu devant une discothèque à Kula où se trouveraient des militants du Parti progressiste serbe (SNS), protégés par un cordon de police.

Selon la mission d’observation CRTA, la journée est marquée par des tensions, des violences sporadiques et diverses irrégularités signalées autour de bureaux de vote, notamment des tentatives de vote irrégulier ou l’existence de listes parallèles d’électeurs. Dans plusieurs localités, des incidents impliquant des militants, des étudiants ou des observateurs ont été signalés.

Malgré ces tensions, la participation apparaît relativement élevée dans plusieurs municipalités, dépassant notamment 50 % à Sevojno à la mi-journée, selon les premières données disponibles.

Bagarre, soupçons d’achat de voix et listes parallèles

14 h : À Kula, dans le nord du pays, des militants dénoncent ce qu’ils qualifient de « tentative de sabotage » du processus électoral, accusant la police d’entrer sans mandat dans des domiciles de citoyens et de protéger des lieux où le Parti progressiste serbe (SNS) tiendrait des listes électorales parallèles. La police n’a pas commenté ces accusations.

Des vidéos diffusées par le mouvement Kreni-promeni montreraient des documents présentés comme des listes électorales dans des véhicules stationnés près de bureaux de vote à Kula.

La mission d’observation CRTA a pour sa part signalé à la police des soupçons de corruption électorale dans un bureau de vote à Smederevska Palanka, évoquant des dons d’argent liés au vote, ainsi que l’acheminement organisé d’électeurs et des atteintes au secret du scrutin.

Une bagarre a également éclaté à Crvenka, devant un café, après des soupçons concernant la présence de listes électorales en double. Selon des images diffusées en ligne, un homme muni d’une batte de baseball s’en serait pris aux personnes présentes. La police sécurise désormais les lieux.

Le SNS, au pouvoir, accuse de son côté des militants de l’opposition de menacer et provoquer des citoyens dans plusieurs municipalités, affirmant que certains groupes circuleraient avec des répliques d’armes à feu et des barres métalliques.

L’opposition rejette ces accusations.

Malgré ces tensions, la participation reste soutenue : à 13 heures, elle atteignait 44 % à Kula, 41 % à Sevojno, 40 % à Lučani et 36,2 % à Bor. À Sevojno, la participation à midi était déjà deux fois plus élevée que lors des élections locales de 2022.

Les bureaux de vote doivent fermer à 20 heures dans les dix municipalités concernées.

L’opposition dénonce une atmosphère « d’état de guerre »

12h45 : La mission d’observation CRTA a signalé à la police des soupçons de corruption électorale dans un bureau de vote à Smederevska Palanka, évoquant des cas possibles de don et réception d’argent en lien avec le vote.

Selon l’organisation, des électeurs auraient été amenés de manière organisée, notamment parmi la communauté rom, tandis que le secret du vote aurait été compromis dans plusieurs bureaux.

De son côté, le mouvement d’opposition Kreni-promeni décrit une atmosphère « comparable à un état de guerre ». Sa représentante Natalija Paunović affirme que de nombreuses irrégularités ont été signalées, notamment la photographie des bulletins de vote, souvent associée à des soupçons d’achat de voix.

Le mouvement évoque également des listes électorales parallèles, des menaces contre des observateurs et des cas d’acheminement organisé d’électeurs vers les bureaux de vote. À Kula, des habitants affirment ne pas reconnaître une partie des électeurs amenés sur place.

Malgré ces tensions, des files d’attente ont été signalées devant plusieurs bureaux de vote.

Bajina Bašta : un journaliste agressé et un homme armé aperçu

12 h : À Bajina Bašta, le journaliste de Zoomer Darko Gligorijević a été attaqué et frappé à plusieurs reprises, avant d’être aspergé de spray au poivre. Sur l’une des vidéos de l’incident, un homme est également visible sortant d’une voiture avec un pistolet à la main.

Plus tôt dans la matinée à Bor, des étudiants attaqués par un groupe d’hommes ont été transportés à l’hôpital.

Élections locales : tensions et incidents dans plusieurs villes

11h45 : Des incidents ont été signalés dimanche matin dans plusieurs villes de Serbie lors de la tenue d’élections locales dans dix municipalités, marquées par des tensions, des violences et des irrégularités.

À Kula, l’atmosphère était tendue dès l’ouverture des bureaux de vote, sans affrontements directs, selon des observateurs de la mission Crta. Des groupes de personnes portant des badges distinctifs ont été aperçus à proximité des bureaux, tandis que des citoyens ont signalé des cas présumés d’achat de voix.

La situation a été plus violente à Bor, où plusieurs dizaines de personnes ont été impliquées dans une bagarre devant les locaux du Parti progressiste serbe (SNS). Des étudiants auraient été pris pour cible, et au moins un d’entre eux a été battu près d’un bureau de vote. Des témoignages évoquent également des pressions exercées sur des électeurs.

Dans cette même ville, le journaliste Ivan Bjelić a été interpellé par la police alors qu’il couvrait le scrutin. Les raisons de son arrestation n’étaient pas immédiatement connues.

D’autres incidents ont été rapportés ailleurs dans le pays. À Bajina Bašta, un observateur électoral et un étudiant ont été agressés à proximité d’un bureau de vote. Dans la nuit précédant le scrutin, des véhicules appartenant à des missions d’observation ont été vandalisés, avec plusieurs pneus crevés.

Selon des observateurs et des médias locaux, des soupçons d’achat de voix ont également été signalés dans plusieurs localités, notamment à Crvenka.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures dans les villes et municipalités concernées, où près de 248 000 électeurs sont appelés à désigner leurs représentants locaux. Sept listes sont en compétition à Bor, dont l’assemblée municipale compte 35 sièges.

Ces élections se déroulent à Bor, Smederevska Palanka, Bajina Bašta, Kula, Lučani, Aranđelovac, Kladovo, Knjaževac, Majdanpek et dans la municipalité de Sevojno.

À 11 heures, la participation atteignait 21 % à Bor, 24,7 % à Sevojno, 27 % à Kula, 27,1 % à Lučani et 19,1 % à Smederevska Palanka.

Manifestations à Belgrade et dans plusieurs villes après des « violences de nervis » contre des étudiants

17 février - 20h : Des étudiants et des citoyens manifestent ce soir à Belgrade, notamment à Novi Beograd, où plusieurs groupes ont convergé vers le parc Ušće dans un climat de forte tension et sous importante présence policière. Des contrôles d’identité et des interpellation ont été signalés, tandis que des unités équipées de matériel anti-émeute ont été déployées dans la zone.

Ces rassemblements font suite aux violences survenues la veille à Novi Sad, où des militants du Parti progressiste serbe (SNS) ont attaqué au moins trois étudiants devant le théâtre national. Selon leurs camarades, les victimes ont subi des blessures à la tête et au visage. Les étudiants dénoncent une « violence de nervis » et accusent la police de ne pas être intervenue pour les protéger.

Des manifestations de solidarité ont eu lieu dans plusieurs villes du pays. À Niš, des citoyens ont organisé une marche pour condamner les violences et dénoncer l’inaction des autorités. À Valjevo et Kraljevo, des centaines de personnes se sont également rassemblées, affirmant leur soutien aux étudiants et appelant à la fin des attaques contre les manifestants.

À Novi Sad, où une manifestation s’est tenue plus tôt dans la journée, les organisateurs ont appelé à un nouveau rassemblement mercredi sur le campus universitaire.

Novi Sad : des partisans du SNS attaquent des manifestants, au moins trois blessés

16 février - 20h45 : Des affrontements ont éclaté à Novi Sad lorsque des partisans du Parti progressiste serbe (SNS) ont attaqué des étudiants, des citoyens et des journalistes rassemblés pour une manifestation, faisant au moins trois blessés selon les étudiants de la Faculté des sciences techniques.

Selon des témoignages relayés par la chaîne N1, les assaillants ont frappé les manifestants à coups de pied et de poing. « Ils ont commencé à nous pousser et à nous frapper. Une collègue a été prise à partie, j’ai essayé de la protéger, puis ils nous ont tous attaqués », a déclaré une étudiante. Des journalistes auraient également été visés.

La manifestation avait été organisée par des étudiants et des assemblées citoyennes à l’occasion de la venue de Miloš Vučević, président du SNS, à une cérémonie académique marquant les 200 ans de Matica srpska, organisée au Théâtre national serbe (SNP).

Sur place, des groupes de partisans du pouvoir ont insulté les manifestants, les traitant notamment d’« oustachis », tandis que des cordons de police tentaient de maintenir une séparation entre les deux camps.

Le rassemblement avait débuté dans le calme plus tôt dans la journée, les manifestants s’étant réunis sur le campus universitaire avant de marcher vers le centre-ville. Malgré l’annonce de l’absence du président Aleksandar Vučić, les étudiants ont maintenu leur mobilisation.

La situation reste tendue en soirée, sous forte présence policière dans le centre de Novi Sad.

Rassemblement à Kragujevac pour la fête de la Constitution

15 février - 12h45 : Le rassemblement étudiant intitulé « Retrouvons-nous à nouveau » (Sretnimo se ponovo) se tient ce dimanche à Kragujevac et à Orašac, à l’occasion de la fête nationale serbe de Sretenje, qui commémore le début de l’insurrection de 1804 et la proclamation de la première Constitution, en 1835. Les participants se sont réunis dès 11 heures au carrefour situé près de la tour Zastava et du pont sur la rivière Lepenica, lieu symbolique où s’était déjà tenu un rassemblement similaire l’an dernier.

Des étudiants assurent le service d’ordre, soutenus par des groupes de motards présents en signe de solidarité. Des stands de ravitaillement ont été installés devant le marché municipal de Kragujevac pour accueillir les participants et les visiteurs, tandis que la police a bloqué plusieurs rues autour du boulevard Lepenički afin de sécuriser la zone. Sur place, les étudiants ont disposé des chaises portant les noms des victimes de la tragédie de Novi Sad, chacune ornée d’une rose blanche, en hommage aux disparus.

À l’issue du rassemblement principal, prévu après 13 heures, un cortège de voitures doit se former. La colonne partira du quartier Šumski raj entre 14 et 17 heures en direction d’Orašac, où un nouveau rassemblement est prévu devant l’école primaire « Premier soulèvement serbe ». La fin de la journée de mobilisation est annoncée pour 20 heures. Les organisateurs ont également indiqué que des dons seront collectés tout au long de l’événement au profit des enfants atteints de cancer. « Retrouvons-nous à Kragujevac, gagnons à Orašac. À bientôt », ont déclaré les étudiants sur les réseaux sociaux. La police de Kragujevac a annoncé qu’elle procéderait à des enregistrements photo et vidéo du rassemblement, conformément à la loi, afin de garantir la sécurité et le bon déroulement de l’événement.

Rassemblement à Valjevo contre les violences policières

14 février - 18h : Des milliers de personnes ont défilé ce 14 février à l’appel des étudiants pour commémorer « six mois de violences policières ». Les manifestants réclament la démission du chef de la police de Valjevo pour ses agissements du 14 août de l’année dernière.

Le rassemblement a débuté devant le lycée, d’où Vuk Vasiljević, jeune diplômé, s’est adressé à la foule. Il a déclaré que six mois après cette soirée tragique, personne n’avait été tenu responsable. « Nous disons aux responsables de ces violences : vous avez violé votre serment, vous avez abusé de votre pouvoir au service de ce système défaillant. Vous pensez peut-être que cela restera impuni, car plusieurs mois se sont écoulés depuis les faits, mais vous vous trompez. L’heure des comptes approche. » Il a rappelé que les habitants de Valjevo avaient manifesté à plusieurs reprises ces six derniers mois pour exiger que justice soit faite pour les événements du 14 août de l’année dernière.

D’Obrenovac à Valjevo, les étudiants en marche malgré pressions et menaces

13 février - 10h50 : Les étudiants partis d’Obrenovac à pied vers Valjevo sont arrivés mercredi soir à Ub, où ils ont passé la nuit, dans le cadre d’une mobilisation prévue le 14 février, six mois après une intervention policière particulièrement violente à Valjevo.

L’accueil, initialement prévu dans le centre-ville, a été déplacé en raison d’un rassemblement du Parti progressiste serbe (SNS). La ville était placée sous forte présence policière, avec des forces venues d’autres localités. Malgré cela, les étudiants ont été accueillis par des habitants aux flambeaux et sous les applaudissements.

« Nous venons pacifiquement et sans chercher la confrontation », a déclaré à la chaîne N1 une étudiante, appelant au respect du droit de tous à manifester.

Après Valjevo, les étudiants prévoient de se rendre à Kragujevac le 15 février, jour de la fête nationale serbe (Sretenje).

Par ailleurs, des étudiants de l’université de Novi Sad ont dénoncé des menaces téléphoniques reçues pour les dissuader d’organiser un rassemblement non violent le 16 février contre la venue du président Aleksandar Vučić au Théâtre national, à l’occasion du bicentenaire de la Matica srpska.. Ils demandent aux autorités d’identifier l’origine de ces pressions et rappellent que la liberté de réunion est garantie par la Constitution.

« Le savoir est un pouvoir » : les étudiants manifestent à Belgrade

© Marija Janković | CdB

27 janvier - 21h : Les étudiants des facultés de Belgrade ont organisé lundi, à l’occasion de la Saint-Sava, un nouveau rassemblement dans la capitale sous le slogan « Le savoir est un pouvoir », un an après la première occupation de 24 heures du carrefour d’Autokomanda. Les manifestants ont dénoncé la marchandisation de l’éducation et affirmé que « le savoir n’est pas à vendre ».

Le rassemblement a débuté devant la faculté de droit avant une marche vers le rectorat de l’Université de Belgrade, où une banderole proclamant « Les étudiants gagnent ! » a été déployée. Un nouveau rassemblement est annoncé pour la fête de la Sretenje, en Šumadija.

© Marija Janković | CdB

Plusieurs intervenants, dont des représentants du monde éducatif et le recteur de l’Université de Belgrade, Vladan Đokić, ont critiqué les pressions exercées sur l’université et l’atteinte à son autonomie. La manifestation s’est poursuivie par une marche pacifique jusqu’au temple Saint-Sava, sous surveillance policière.

En parallèle, des étudiants de plusieurs facultés de Belgrade ont annoncé un boycott des cours en soutien à leurs collègues de Novi Sad, récemment expulsés par la police de la faculté de philosophie.

© Marija Janković | CdB

Boycott des cours et mobilisation à l’Université de Novi Sad

26 janvier - 14h30 : Des étudiants se sont rassemblés lundi sur le campus de l’Université de Novi Sad, annonçant un boycott des cours dans plusieurs facultés. Ils dénoncent une atteinte à l’autonomie universitaire et le licenciement de la professeure Jelena Kleut. Selon les manifestants, cette décision serait liée à son soutien aux protestations étudiantes. Ils réclament sa réintégration ainsi que la démission du doyen de la Faculté de philosophie et du recteur de l’université. L’administration affirme de son côté avoir agi conformément aux règles en vigueur.

Les étudiants de Novi Pazar arrêtent le blocage

8h : Les étudiants de l’Université d’État de Novi Pazar (DUNP) ont annoncé dimanche soir qu’ils mettaient fin au blocus des locaux de l’université après que des accords clés ont été conclus avec la nouvelle rectrice élue, Tanja Soldatović.

Selon les participants au plenum de dimanche soir, l’accord comprend quatre revendications essentielles des étudiants : la réintégration de plus de 200 étudiants précédemment exclus ou radiés, leur permettant de poursuivre leurs études ; la publication des postes vacants de tous les assistants et professeurs ayant perdu leur emploi, et l’incitation faite au recteur de contacter personnellement chaque personne concernée afin de renouveler le personnel académique.

La police expulse les étudiants de la Faculté de philosophie de Novi Sad

21 janvier - 17h30 : La police a évacué par la force des étudiants qui bloquaient la Faculté de philosophie de Novi Sad, dénonçant le non-renouvellement du contrat de la professeure Jelena Kleut.

Appelées par le doyen de l’établissement, des unités de police sont intervenues à l’intérieur même du bâtiment universitaire, repoussant les étudiants hors des locaux après un avertissement diffusé au mégaphone. Des cordons policiers ont été déployés autour de la faculté et jusque dans la salle de lecture.

Les étudiants, qui diffusent l’intervention en direct sur Instagram, dénoncent un usage excessif de la force et une atteinte à l’autonomie universitaire. Le blocage avait été lancé en soutien à Jelena Kleut, enseignante au Département des études médiatiques, licenciée après le rejet de sa candidature à un poste supérieur, une décision qualifiée de politiquement motivée par ses soutiens.

Cette intervention ravive le souvenir des violences policières du 5 septembre dernier, lorsque les forces de l’ordre avaient violemment dispersé une manifestation étudiante à coups de gaz lacrymogènes et d’interpellations massives.

Belgrade : fin de partie pour le Ćaciland

29 décembre - 10h : Plusieurs milliers de partisans du Parti progressiste serbe (SNS, au pouvoir), se sont rassemblés dimanche soir devant le Parlement, à la veille du démantèlement annoncé du camp de tentes installé en plein centre de Belgrade. La fermeture du « Ćaciland », avait été annoncée la veille par le président Vučić.

La zone située entre le Parlement et la présidence de la Serbie était bloquée depuis des mois par des partisans du gouvernement. Lors d’un rassemblement organisé par le SNS, le président serbe s’est brièvement adressé à la foule, la remerciant d’avoir « protégé la Serbie et défendu l’État ». Le campement avait été installé dans un parc en mars, avant de s’étendre sur la route devant le Parlement.