Moldavie : mémoires d’exil, mémoires de femmes

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Elles sont parties travailler en Italie pour faire vivre leur famille, restée en Moldavie. Tatiana Safaler, professeure de français originaire de Țareuca, un village du nord-est du pays, vient de publier une Histoires de femmes émigrées, qui recueille trente témoignages. Des récits de départs illégaux, de retours à la maison souvent douloureux. Le Ziarul de Garda l’a rencontrée. Interview.

Traduit par Florentin Cassonnet ZdG : Qu’avez-vous fait en Italie ? T.S. : La première année, j’ai travaillé à Naples comme baby-sitter pour deux jeunes enfants. En fait, je devais m’occuper de tout le travail à la maison, pas seulement de la garde des enfants. Ensuite, je suis allée à Venise, car le salaire à Naples était très bas et comme je comptais rester cinq mois, le temps de payer les dettes, ça ne suffisait pas. Avant de partir, les employeurs m’avaient promis que j’aurai un salaire de 1000 dollars mais, une fois arrivée là-bas, je n’en recevais que 300. Ensuite j’ai entendu dire qu’à Venise le salaire était plus élevé, et j’ai (...)

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