Européennes 2019 : les Balkans, l’UE et le « nouveau fascisme »

| |

L’Union européenne est en crise, et cette crise frappe plus durement encore ses périphéries. Face à la montée du chauvinisme et de « l’illibéralisme », lui-même produit des contradictions des « démocraties libérales », des alternatives plus solidaires émergent, comme le projet d’un « green new deal ». C’est ce que veut porter DiEM25, la formation paneuropéenne qu’a créée le philosophe croate Srećko Horvat avec Yanis Varoufakis. Entretien.

Traduit par Milica Čubrilo-Filipović Radio Slobodna Evropa (RSE) : Y a-t-il aujourd’hui de bonnes nouvelles provenant de l’Europe, alors que la campagne électorale pour les élections du 26 mai va bientôt s’achever ? Srećko Horvat (S.H.) : Il y a de bonnes nouvelles, même si nous sommes témoins d’un renforcement du populisme de droite, c’est-à-dire du rapprochement entre Matteo Salvini et Viktor Orban, aidé par l’Américain Steve Bannon. En face, l’establishment européen s’efforce de maintenir un statu quo qui, de fait, a conduit au renforcement de ce populisme de droite. Le statu quo signifie davantage de mesures d’austérité, le renforcement des (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous