« Après Mladić ? Mladić ! » : la justice internationale, les réalités parallèles et l’impossible réconciliation

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Comme attendu, le verdict rendu mercredi 22 novembre par le TPIY a été immédiatement contesté. Pour Milorad Dodik, Ratko Mladić reste un « héros » et les Bosniaques tués ne seraient pas des victimes mais des agresseurs potentiels de Serbes, éliminés à temps... Et quand Aleksandar Vučić appelle à se tourner « vers l’avenir », il refuse tout examen critique du passé et des crimes réellement commis.

Par Dejan Ilić Au-delà de la froideur et de la bêtise face à la vérité et à la souffrance des victimes, ceux qui ont dénoncé le verdict du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) en affirmant que Ratko Mladić serait un « héros » ont aussitôt privé ce même Ratko Mladić de toute humanité. L’encourager à croire qu’il a été un héros alors qu’en réalité, il a commis ou ordonné des crimes revient à lui refuser la possibilité de redevenir un être humain moral. Bien sûr, la négation des crimes et de la souffrance des victimes n’a rien de nouveau ni d’exceptionnel. Cela coïncide avec la perte d’humanité des oppresseurs. Il s’agit d’un processus à (...)

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