En Sicile, les tomates de l’esclavage pour les travailleuses de Roumanie

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Des milliers de femmes roumaines seraient quasiment réduites en esclavage dans les plantations de tomates de la région de Raguse, en Sicile. Le Parlement européen a été saisi par plusieurs députés qui demandent l’intervention de l’UE, mais le travail au noir fait les affaires de la mafia.

Par Iulia Badea Guéritée « Tout commence en Roumanie », explique Silvia Dumitrache, la présidente de l’Association des Femmes roumaines en Italie (Adri). « Plus précisément à Botoșani, en Moldavie roumaine, l’une des zones les plus déshéritées du pays, d’où les femmes ont commencé à émigrer en 2007. Depuis, l’exode ne s’est jamais interrompu. Elles partent notamment cueillir des tomates en Sicile, dans la région de Raguse. Elles quittent leur pays sans savoir ce qui les attend. Et même celles qui échappent un temps à cet enfer finissent toujours par y revenir. La spirale des dettes et des prêts à rembourser aux voisins les pousse à s’en aller de nouveau. (...)

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