En Roumanie, les réfugiés, ce n’est pas (encore) un sujet

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Fin mars, 40 migrants ont été arrêtés alors qu’ils essayaient de traverser la frontière roumaine à partir de la Serbie. Une nouvelle route s’ouvre-t-elle à travers la Roumanie ? Le point sur la situation des réfugiés en Roumanie avec Andreea Lupașcu, aide juridique au Centre national roumain pour les réfugiés (CNRR).

Andreea Lupașcu a 27 ans. Son travail auprès des réfugiés l’oblige à une certaine confidentialité pour protéger les demandeurs d’asile dont le dossier est en cours de jugement, particulièrement ceux en provenance de Turquie. En effet, de nombreux Turcs ont fui leur pays après le putsch manqué par peur de subir la purge en cours et les services turcs sont actifs à l’étranger pour localiser les « fuyards ». De l’autre côté, Andreea est aussi tenue à un certain devoir de réserve vis-à-vis de l’État roumain pour ne pas compromettre la coopération du CNRR avec les autorités, dont peut dépendre le sort des réfugiés. Cette position de médiatrice et d’équilibre requiert (...)

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