La Slovénie est loin d’être cet eldorado dont rêvent les Bosniens

| |

Comme tous les lundi matin, la file est longue devant le consulat slovène de Banja Luka. Jeunes, moins jeunes, hommes et femmes, tous attendent d’obtenir le permis qui leur permettra de quitter la Bosnie-Herzégovine. Les 300 heures mensuelles, les salaires versés avec des mois de retard, l’absence de protection sociale, ils s’en moquent : ce qu’ils veulent, c’est travailler. Reportage.

Par Tatjana Čalić Ce lundi, une fois de plus, il y a foule devant le consulat slovène de Banja Luka. Depuis l’aube, pas moins de 70 personnes attendent que le bureau consulaire de l’Ambassade de Slovénie en Bosnie-Herzégovine ouvre ses portes, à 9 heures tapantes, afin d’obtenir un visa et de partir travailler dans l’ancienne république yougoslave, aujourd’hui membre de l’UE et de la zone euro. Goran Zrnić, du Centre de conseil pour les travailleurs étrangers de Ljubljana, passe dans la file pour distribuer des dépliants et les avertir des dangers qui les attendent en Slovénie : 15 heures de travail par jour au noir, sans droits (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous