« Correction des frontières » : Serbes et Albanais ne peuvent-ils pas vivre ensemble ?

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La rumeur ne cesse de se préciser : sous la houlette de leurs présidents, la Serbie et le Kosovo négocieraient un échange de territoires pour solder leurs différends. Mais quels en seraient les effets dans les Balkans et aux yeux des acteurs internationaux ? Un tel accord a-t-il la moindre chance de succès ? L’analyse de Vladimir Gligorov, professeur à l’Institut d’études économiques internationales de Vienne.

Par Vladimir Gligorov Depuis le milieu des années 1960, la Serbie fait face à un dilemme cornélien : soit une séparation territoriale entre la Serbie et le Kosovo, soit une extension de la loi serbe sur le territoire du Kosovo. En réalité, ce questionnement est plus ancien et remonte aux guerres balkaniques, quand le Kosovo a été rattaché au royaume de Serbie, en 1913. La seconde option implique l’impossibilité de toute autonomie politique du Kosovo, dont le statut au sein de l’État serbe resterait à déterminer. Belgrade doit donc faire un choix entre une solution territoriale ou politique, garantie par des droits constitutionnels. Ce (...)

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