Cinéma au Kosovo : de Prizren à Cannes, les tribulations d’une table de ping-pong

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C’est une première pour le Kosovo : Pa vend (« Déplacé »), le dernier court-métrage du réalisateur Samir Karahoda a été présenté en sélection officielle à Cannes. Alors que s’achève le 20e édition du Dokufest de Prizren, nous avons rencontré le réalisateur de ce docufiction. Il nous parle de ses colère et de ses fiertés. Entretien.

Propos recueillis par Nerimane Kamberi CdB : Revenons à votre film. Il y a une certaine esthétique dans Pa vend, une technique de gros plans sur les visages, des plans larges... Est-ce dû au fait que vous êtes d’abord photographe ? S.K. : Avant de réaliser un film, je travaille beaucoup autour du format que je vais choisir, ainsi que sur les lieux et conditions de tournage. Je préfère travailler avec peu de matériel et une petite équipe. Je passe du temps autour des préparatifs, dans une analyse préliminaire. Quant au format de l’écran large, l’espace large, dans le concept de la photographie, je l’ai choisi parce que les enfants, quand ils (...)

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