Kosovo : deux anciennes combattantes de l’UÇK racontent leur guerre

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En 1998-1999, Aromë Demiri et Nerxhivane Azizi se sont engagées dans l’Armée de libération du Kosovo. Une expérience particulière, dans un environnement très viril. Les deux femmes ne regrettent pas leur choix, mais elles se souviennent de moments difficiles qui continuent de les hanter. Témoignages.

Par Nerimane Kamberi « J’avais 22 ans quand je me suis engagée dans l’UÇK. Je pensais qu’il fallait combattre pour la paix, pas parce que j’aime la guerre », précise d’emblée Aromë Demiri. Avant d’égréner les raisons qui l’ont conduite à faire ce choix. « J’ai grandi dans une famille patriote persécutée par tous les régimes, pas seulement celui de Slobodan Milošević. Ma mère était professeure d’histoire-géographie, on l’a renvoyée parce qu’elle avait parlé aux élèves du héros albanais Skanderbeg. Mon père était professeur de langue et littérature, on l’a poursuivi pour ses cours en albanais. Mes souvenirs d’enfance ne sont que perquisitions, arrestations, (...)

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