Le trafic de drogue et le blanchiment d’argent ne connaissent pas la crise

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Le 12 janvier, la police monténégrine saisissait 400 kg de cocaïne cachés dans des caisses de bananes. Le phénomène n’est pas nouveau mais il prend de plus en plus d’ampleur ces dernières années dans toute la région. Plusieurs rapports de GI-TOC font le point sur les tendances actuelles et émergentes en matière de trafic de drogue et de blanchiment d’argent dans les Balkans. Compte-rendu.

Par Florentin Cassonnet Il est difficile d’estimer le volume d’argent blanchi par an dans les Balkans, mais au niveau mondial, l’Onu estime qu’il s’agit de 2,7% du PIB global, tandis que le FMI donne une fourchette de 2 à 5%. Rapporté aux économies des Balkans, cela représenterait entre 1,8 et 4,6 milliards d’euros d’argent blanchis dans la région chaque année. Pour les petits montants, les méthodes de blanchiment privilégiées sont les entreprises générant de l’argent liquide : clubs, bars, restaurants... Les agences de taxi sont également une méthode en vogue. Par exemple, au Kosovo, sur les 160 000 entreprises enregistrées, plus de 11 000 sont (...)

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