Darko Rundek : « derrière chaque chanson se cache un roman »

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C’est un musicien croate et une star (post)-yougoslave. À 63 ans, Darko Rundek cumule 40 ans de carrière et une dizaine d’albums, avec son mythique groupe Haustor puis en solo. Rock, ska ou reggae, il se défie des genres et sa reprise d’Ay, Carmela est devenue l’hymne des manifestations démocratiques de Belgrade. Rencontre avec un brouilleur de pistes professionnel, entre Zagreb et Paris.

Par Nikola Radić Toute sa vie, Darko Rundek n’a cessé de brouiller les pistes, il a défié les attentes du public et fusionné les genres musicaux. Avec son groupe Haustor, un mélange de rock, de ska et de reggae, il s’était imposé dès le début des années 1980 comme l’un des auteurs les plus authentiques de la Nouvelle Vague yougoslave. Après quatre albums et des titres d’anthologie comme Ena, Uzalud pitaš ou Šejn, Haustor se dissout en 1990. Un an plus tard, la guerre éclate en Croatie et Rundek quitte son pays natal pour s’installer à Paris. « La situation de laquelle je venais, c’était le début de la ’Révolution des rondins’ en Croatie. Des (...)

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