Croatie : les Bosniens et les locaux, ces touristes de seconde zone

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« Des milliers de visiteurs de Bosnie-Herzégovine envahissent nos plages tous les week-ends ! », titrait il y a quelques années un hebdomadaire local en Dalmatie. Mais qu’en est-il des estivants croates « à la petite semaine » et « au faible pouvoir d’achat » ? Et les locaux, ont-ils encore le droit de profiter de la plage sans rien dépenser ? L’édito au vitriol de Boris Dežulović.

Par Boris Dežulović Il y a huit exactement ans, pendant le torride été 2010, la journaliste de HTV Dijana Čuljak Šebelaj avait choqué la Croatie (façon de parler, les médias aiment le choc et l’incrédulité, même si, malheureusement, il n’y avait là rien de particulièrement choquant ni d’incroyable) en demandant lors du journal télévisé au maire d’Omiš, sans le moindre état d’âme, si les Bosniens étaient un problème pour le tourisme à Omiš. « Disons qu’à Omiš et plus généralement dans le sud de l’Adriatique, ils représentent des touristes qui viennent à la journée, ne dépensent rien et ne louent pas de chambres, mais occupent sur les plages un espace pour (...)

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