« Mauvaises lectures » : comment la Croatie a expurgé les bibliothèques scolaires

| |

Le petit Željko et son ami le faon Pirgo ou la petite maison du rusé hérisson de Branko Ćopić ont fait rêver ou pleurer des générations entières d’enfants croates. Jusqu’à ce que ces livres soient retirés des programmes scolaires au début des années 1990. Motif ? Ils évoquaient la lutte des partisans antifascistes ou bien avaient été écrits par des auteurs serbes...

Traduit par Chloé Billon (article original) Au début des années 1990, en Croatie, beaucoup de livres sont devenus « indésirables », y compris des ouvrages pour la jeunesse, comme Pirgo (« Le Tacheté ») d’Anđelka Martić, la tendre histoire d’amitié entre un faon et un petit garçon durant la Seconde Guerre mondiale, ou bien encore Les Fenêtres bleues de Danko Oblak, La Petite maison du hérisson de Branko Ćopić, La Mèche bleue de Miroslav Antić, les Contes de Desanka Maksimović, Ne te retourne pas, mon fils d’Arsen Diklić, Le Jardin volé de Vojin Jelić, etc. En ouvrant un exemplaire de Pirgo, on trouve à gauche, à l’intérieur de la couverture, un tampon (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous