Croatie : le carnaval, amplificateur de la haine contre les minorités

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En Croatie, le carnaval est de plus en plus l’occasion de se défouler contre les minorités. À Vodice et Kaštela, des effigies représentant des Serbes et une personne LGBT ont été brûlées, à Novi Vinodolski, des réfugiés, à Proložac et Omiš, des journalistes.

Traduit par Chloé Billon À Novi Vinodoski, devant plus d’un millier de personnes, c’est un mannequin nommé « réfugié » qui a été brûlé en 2017, au son de la chanson Hrvatska još nije propala (« La Croatie n’a pas encore sombré »). Les habitants de Proložac, eux, se sentent manifestement menacés par une personne de leur région, bien croate : non pas le shérif local, un maire autoritaire ou un juge corrompu, mais le journaliste et écrivain Ante Tomić, dont l’effigie a été brûlée en 2015. Et ce n’est pas la première fois que Tomić pris pour cible du carnaval : à Zadar, en 2013, les performeurs Enio Meštrović et Kud Bleke i Konji avaient réalisé un (...)

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