Croatie : la plasticienne Martina Grlić revisite la mémoire ouvrière du socialisme

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L’artiste Martina Grlić a grandi durant la période yougoslave et ses souvenirs sont le matériau de base de ses oeuvres, qui utilisent des objets de l’époque pour créer des oeuvres hyperréalistes. De quoi questionner les contradictions de la société croate contemporaine.

Par Davor Konjikušić Née en 1982, Martina Grlić a obtenu son diplôme de l’Académie des Beaux-Arts de Zagreb en 2009. Elle travaille sur la mémoire, ou plutôt sur l’oubli et l’effacement de la mémoire de la période socialiste. Dans un style hyperréaliste, en s’inspirant de photographies d’archives, elle crée des œuvres à la charge symbolique et politique puissante, qui lui valent l’intérêt des galeries. Novosti (N.) : Vous réalisez des peintures de style pop art, représentant des objets du consumérisme yougoslave, comme les chewing-gums Čunga Lunga ou le cognac Badel. Vous appartenez à cette génération née dans l’ancienne Fédération socialiste, qui (...)

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