Croatie : l’île de Susak va-t-elle finir par être abandonnée des hommes ?

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L’île de Susak et ses 120 derniers habitants sont-ils condamnés à mourir ? L’hiver, quand les touristes sont partis, les cafés et l’unique boulangerie ferment leurs portes et les soins médicaux manquent pour les plus fragiles. Mais les traditions et l’histoire de ce bout de caillou perdu dans l’Adriatique se maintiennent malgré tout. Jusqu’à quand ?

Par Ivo Lučić Comment vit-on à Susak ? Délaissés par les institutions, les habitants se serrent les coudes. À l’automne, le café Barbara de Gornje Selo et l’Ankora de Donje Selo ferment leurs portes, ainsi que la boulangerie Sveta Katarina. La vie se réduit à l’ancien Foyer culturel, aujourd’hui Foyer des émigrés. Hajdi était infirmière à l’hôpital pour enfants de Zagreb et, désormais à la retraite, elle vit à Susak depuis dix ans. Elle tient deux heures par jour un petit centre médical, fournit les premiers soins et appelle au besoin les urgences de Mali Lošinj, en priant à chaque fois pour que la mer soit bonne. « L’offre de santé est vraiment (...)

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