Croatie : l’industrie sucrière broyée dans le grand jeu du marché européen et mondial

| |

C’était la culture phare du nord de la Croatie, mais la betterave sucrière ne rapporte plus assez : la fin des quotas européens a favorisé une hausse de la production mondiale et une baisse constante des cours. La sucrerie de Virovitica a fermé ses portes au printemps, les producteurs ne peuvent plus vivre de la betterave et tout le nord de la Croatie, déjà sinistré, tremble.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) La société Hrvatska Industrija Šećera (HIŠ, Industrie sucrière croate), créée en décembre dernier par la fusion des trois raffineries de sucre croates, a décidé au printemps de fermer la plus récente et la plus moderne de ses usines : la sucrerie Viro, de Virovitica, dans le nord du pays, près de la frontière hongroise. Désormais, le sucre ne sera plus produit à partir de la betterave sucrière qu’à Županja et à Osijek, en Slavonie orientale. Marijan Puškarić, qui vit à Gradina, a effectué toute sa carrière à l’usine Viro. Au terme de 33 ans de service, il a dû quitter l’usine, comme 119 de ses (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous