Croatie : entre Dante, Rabelais et Shakespeare, la vie traduite de Mate Maras

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Traduire une oeuvre littéraire, c’est avant tout l’interpréter, saisir son essence, sa musicalité. Puis, il faut la transposer dans une autre langue mais surtout la « faire parler » au sein d’une autre tradition, la faire résonner dans une autre culture. Ainsi parle Mate Maras, l’un des derniers monstres sacrés de la traduction littéraire en Croatie.

Par Nikola Radić « En traduction, je m’en tiens à trois règles d’or. Une traduction doit avant tout être fidèle à l’esprit de l’original, elle doit signifier la même chose à ceux qui la lisent dans la langue originale qu’à ceux qui lisent la traduction, dans leurs traditions respectives. Deuxième règle : une traduction doit être belle, belle au sens large du mot, et donc bonne. Les anciens Grecs utilisaient d’ailleurs une seule expression pour dire « beau et bon » (καλὸς κἀγαθός, kalos kagathos, ndt). La traduction doit se lire aisément et procurer du plaisir. Troisième règle enfin : elle doit être intelligible. On ne pardonne pas au traducteur les (...)

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