Dans les bidonvilles roms de Serbie et de Bosnie-Herzégovine, la grande peur du coronavirus

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Faute de conditions d’hygiène de base, d’accès à l’eau potable et à l’électricité, sans plus de travail ni d’argent, les Roms des bidonvilles vivent dans la peur du Covid-19 et craignent d’être les prochaines victimes d’une catastrophe humanitaire. Reportage à Niš, en Serbie, et dans le district de Brčko, en Bosnie-Herzégovine.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) « Nous n’avons rien, ni savon ni lessive ni désinfectant pour les mains », confie Jasmina Malićević, 43 ans, mère de deux filles, qui vit dans le bidonville rom « 12 février » à Niš, dans le sud de la Serbie. Le quartier compte une centaine d’habitants, dont une moitié de mineurs, une personne employée, un retraité. Le reste de la population est au chômage et vit des aides sociales. Deux résidents de plus de 65 ans appartiennent à la catégorie la plus vulnérable face au virus. Selon la Stratégie du gouvernement serbe d’inclusion sociale des Roms pour la période 2016-2025, 70% de la population (...)

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