Cinéma en Serbie : « Oasis », ce que le handicap mental révèle de la société

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Trois jeunes dans un foyer d’hébergement pour handicapés mentaux. Avec Oasis, le réalisateur serbe Ivan Ikić nous plonge dans les limbes d’une société de l’enfermement, où les enfants handicapés mentaux sont condamnés à rester des enfants toute leur vie. Entretien.

Propos recueillis par Nikola Radić Alors que la culture s’effondre sous le coup de la pandémie de Covid-19, seule une poignée de films serbes ont trouvé des fenêtres de sortie. Parmi eux, « Oasis » d’Ivan Ikić, co-produit avec la France, les Pays-Bas, la Slovénie et la Bosnie-Herzégovine. Si « Barbarians » (2014) révélait les impasses d’une jeunesse vouée à la délinquance, dans Oasis, Ivan Ikić brosse trois portraits de jeunes résidents d’un foyer d’hébergement pour handicapés mentaux. Un récit tout en retenue et plein d’empathie, à cheval entre Robert Bresson et les frères Dardenne, présenté à la Mostra de Venise et couronné par un Grand prix au Festival du (...)

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