Cinéma en Serbie : un poème épique, une histoire d’amour, des réfugiés d’aujourd’hui

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C’est l’histoire d’un triangle amoureux inspiré d’un poème épique serbe, joué par des acteurs originaires d’Afrique et de Syrie. Le film « As Far as I Can Walk » (« Strahinja Banović ») triomphe dans les festivals. Entretien avec son réalisateur, Stefan Arsenijević.

Propos recueillis par Nikola Radić CdB : L’affirmation des personnes venues d’Afrique ou des pays arabes dans l’ancienne Yougoslavie passe souvent par le sport... Les joueurs de foot ou de basket qui jouent dans des équipes serbes sont considérés comme des héros par cette même droite qui ne veut pas de migrants... S.A. : C’est vrai, mais nous nous définissons aussi dans les yeux de l’Occident à travers nos succès sportifs, les sportifs étant nos meilleurs ambassadeurs ! Nous sommes bel et bien un pays du tiers-monde, et je dis ça avec la plus grande affection et fierté. C’est pourquoi j’ai voulu faire un film où les migrants n’étaient pas (...)

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